Malgré une moyenne d’âge d’à peine plus de 20 ans et un manque certain d’expérience, les Bleus ont réussi à s’inviter en finale, à laquelle Maxime Grousset devrait prendre part.
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La jeunesse. Une autre manière de concevoir la chair à canon. Histoire de préserver des chefs de file déjà grandement sollicités depuis le début des Championnats d’Europe – à l’image d’une Marie Wattel qui n’a pas caché jeudi son désarroi au vu d’un réservoir physique de plus en plus vide -, le staff français avait décidé d’envoyer la jeune garde (81 ans à eux quatre, avec des âges compris entre 19 et 22 ans maximum) ce vendredi matin en séries du 4x100m nage libre mixte. Avec notamment deux nageurs qui n’avaient encore plongé, en compétition, dans le grand bassin du Centre aquatique olympique de Saint-Denis.
Premier en action, Nans Mazellier (22 ans) a rempli son contrat en passant le relais en deuxième position, même s’il se montrait peu satisfait de sa performance personnelle et de son chrono de 49’’04 : «Je ne vais pas mentir, c’était un peu compliqué quand même. J’ai découvert un peu mon état de forme pendant la course. Et je pense que je n’ai pas géré comme il fallait cette course. Mais ce n’est pas grave, on est en finale et au moins, j’ai fait mon 100 mètres, j’ai tenté ma chance.» Son successeur, Cédric Gabali (21 ans), reculait d’un cran au classement, mais avec davantage le sourire aux lèvres : «Franchement, c’était incroyable, d’autant plus avec le public français, même si l’attente a été un peu longue car cette ambiance donnait vraiment envie de nager. Mais je suis assez content de mon temps et on est qualifié en finale, c’est le plus important.»
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Venait alors le tour d’Albane Cachot (19 ans), en passe de devenir un élément incontournable en relais. «Je ne pensais pas nager autant», admettait-elle. «Donc à chaque fois, quand on me dit : “Tu fais le relais”, je me dis : “Trop bien, je vais pouvoir encore nager.” Avec le public, c’est vraiment extraordinaire. À chaque fois, je suis trop impatiente de nager.» Une expérience qui lui valait presque de jouer le rôle de la grande sœur, alors qu’elle est l’une des plus jeunes de l’équipe. «C’était l’une des premières courses pour certains ce matin, donc j’ai essayé de faire de mon mieux pour leur dire qu’il fallait qu’ils prennent tout ce qu’il y avait à prendre, qu’ils n’aient pas peur du bruit, juste que ça les motive. Je pense qu’ils ont plutôt kiffé la course et ils ont super bien nagé, donc c’est top.»
Partie 4e pour le dernier relais, Giulia Rossi-Bene (19 ans), elle, avait déjà vécu un relais, mercredi en séries, lors du 4x100m nage libre féminin. De quoi aborder plus sereinement sa course aujourd’hui. «L’objectif était de se qualifier, même si on aurait voulu mieux les positionner que ça. Mais on a fait le job, on est en finale. Personnellement, je me suis sentie beaucoup moins stressée que lors des séries du 4x100m nage libre féminin. J’avais l’impression d’être quand même plus libérée, même si vu mon temps, ce n’est pas sûr. En tout cas, j’ai pu plus apprécier cette course-là que celle de mercredi.» Reste à voir quelle sera la composition du relais français ce soir pour la finale (20h16), avec (très) possiblement l’ajout de Maxime Grousset, déjà détenteur d’une médaille d’or et de deux d’argent sur ces Championnats d’Europe, et pourquoi pas Béryl Gastaldello.
