Découvrez les réactions des quatre médaillés d’argent français sur le relais 4x200m nage libre : Léon Marchand, Pierre Largeron, Sauveur Cristofini et Roman Fuchs.

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Léon Marchand (premier relayeur du 4x200m, après la médaille d’argent des Bleus à Saint-Denis ) : «J’ai essayé de faire la meilleure course possible. Je fais un super chrono, mais cela n’a de valeur que si, derrière, le relais est monstrueux. Ce qui a été le cas. J’étais hypercontent des trois et de Néo (Dutriaux) ce (lundi) matin (en séries) . On a réalisé une belle course à la ligne numéro 1. On fait une médaille. C’est un relais qu’on a rêvé de faire avec Roman depuis des années. C’est trop bien. En plus, c’est ma première médaille européenne et en équipe, je trouve que c’est encore plus beau (…) J’avais un peu de stress quand même. De partir en premier, c’est la première fois que je le fais. En plus, je ne savais pas trop où j’en étais au niveau de mon état de forme. Là, ça m’a rassuré, mais les heures avant la course, ce n’était pas forcément facile et j’ai essayé de faire au mieux pour l’équipe. J’avais envie de faire 1’44, mais après, je ne savais pas que je pouvais nager aussi vite (1’43’’76).»

Pierre Largeron (deuxième relayeur du 4x200m) : «Quand je pars, je me dis que Léon a fait un gros job. Je vois que je suis premier avec beaucoup d’avance. Évidemment, ça met un peu la pression, mais j’ai essayé de ne pas trop y penser parce que je savais que j’étais un peu le mec en dessous du relais. Donc je ne pensais qu’au fait de tenir et de ne rien lâcher. Du coup, j’ai rentré la tête, j’ai tout donné et j’ai vu que je touchais troisième. Je me suis dit : "On est toujours sur le podium", j’étais content. Après, j’étais à fond quand j’ai vu l’Italien remonter un peu sur Roman (Fuchs), qui était 3e. J’ai pensé qu’il fallait qu’il fasse un gros dernier 50 et il en a fait un énorme parce qu’il a fini deuxième. C’était trop bien.»

C’était vraiment un truc de dingue.

Sauveur Cristofini

Sauveur Cristofini (troisième relayeur du 4x200m) : «Avec l’ambiance et tout, c’était vraiment un truc de dingue. Je pense que ça nous a énormément tirés. Après, on a fait notre course même si on était ligne 1. Je ne savais pas combientième j’étais parti. Je crois que j’étais troisième. Donc en vrai, j’ai essayé de garder notre place sur le podium. J’ai fait ma course, j’ai tout donné. Je me suis vraiment éclaté. Cette médaille représente beaucoup de travail d’équipe et aussi beaucoup de travail individuel tout au long de l’année. Je pense que j’ai pris de l’expérience au contact de Léon à Marseille puis à Vichy. J’essaie aussi de le voir comme un exemple et de prendre tout ce qu’il y a de bon au niveau de la nage, de la mentalité...»

Roman Fuchs (dernier relayeur du 4x200m) : «Il fallait tenir. Je pense que le public était vraiment là pour nous encourager. C’est vraiment une sensation incroyable d’avoir tout ce public français derrière nous à chaque fois qu’on fait la course à la maison. Ça galvanise. À chaque fois que tu sors des coulées, vraiment, c’est un bruit de dingue. Maintenant, j’ai essayé de faire en sorte que ça me serve, sans subir la pression. Je me suis bien calé de l’autre côté de la ligne pour pas que le Russe puisse en profiter. Après, je ne vois pas exceptionnellement bien la course, mais je sens qu’il y a quelque chose à faire en voyant qu’on est premier au premier passage de relais. Donc vraiment, je suis super fier de ce qu’on a fait et j’espère que ça va continuer sur cette lancée.»