Le Français a terminé 8e et dernier de la finale du 50m dos ce vendredi. Une distance qui n’est pas sa spécialité, contrairement au 100m dos qu’il attaquera samedi.

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Le podium se jouait en 24’’1, soit quatre dixièmes plus vite que votre propre record…

Yohann Ndoye-Brouard : Oui, c’est allé très vite. Du coup, pas trop de déception. J’espère avoir réalisé quand même des points assez positifs durant la course, sur le départ notamment. Je pourrais me contenter de ça, on va dire, même si à la fin le temps n’est pas là. Mais j’ai quand même beaucoup appris sur cette finale et je me suis fait plaisir, donc je suis content.

Que vous a-t-il manqué sur cette finale ?

C’est quelque chose que je maîtrise moins, le 50m. Toute l’année, j’étais au-dessus de 25 secondes. Donc là, essayer de faire des courses à un petit 24 secondes, c’est assez compliqué parce que je n’ai pas trop de repères. Je suis contre des mecs qui ont nagé au moins trois mois des petits 24 secondes lors des Mare Nostrum, donc qui savent faire. Ce sont des vrais spécialistes. Je le suis un peu moins.

Par rapport au 200m dos, est-ce que ces trois 50m vous ont permis de vous remettre à l’endroit avant le 100m dos qui débute ce samedi ?

Oui, bien sûr, mais même le 200 était déjà bien. 1’55’’9, sans la forte concurrence française, je me serais contenté volontiers de ça en séries. Il ne faut pas non plus que je sois trop dur avec moi parce que c’était un bon 200 dos pour le matin, tout en maîtrise, en contrôle, ce qui est plutôt rare pour moi. Donc, j’étais déjà confiant après ce 200. Et là, ça vient ajouter de la confiance.

Craignez-vous les séries du 100m dos ce samedi matin face à deux autres Français ?

C’est ça, on est trois pour deux places. Après, sur 100m, je pense que je suis un peu au-dessus avec mon 51’’9. Nathan (Muratory), il fait 53’’4. Il suffit que je fasse une bonne course, mais je n’ai pas besoin d’être à mon meilleur niveau sur cette course demain matin pour passer. Je dois faire une course en contrôle, prendre des repères pour la suite, mais il faut quand même franchir l’étape des séries.

Sans trop contrôler…

Non, pas trop contrôler, mais un peu (sourire).