Après avoir enflammé la piscine le matin en séries, les dossistes tricolores Nathan Muratory et Mewen Tomac ont subi une sévère désillusion en demi-finales du 200m.
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Une matinée de rêve, seulement gâchée par un point de règlement qui n’a pas permis à l’équipe de France de voir ses quatre membres se qualifier en demi-finales du 200m dos des Championnats d’Europe (seulement deux qualifiés maximum par nation). Entre la renaissance d’un Mewen Tomac auteur d’un excellent 1’55’’14, un chrono qu’il n’avait plus réalisé depuis deux ans et sa frustrante 4e place lors des Jeux olympiques de Paris sur la même distance, et l’émergence spectaculaire de Nathan Muratory, 18 ans et auteur d’un nouveau record du monde junior en 1’54’’87, Yohann Ndoye-Brouard est resté sur le carreau, lui le capitaine des Bleus, médaillé de bronze mondial il y a un à Singapour et champion d’Europe à Rome en 2022.
Une soirée en enfer. En signant respectivement les 9e et 10e meilleurs temps des demi-finales, Muratory et Tomac ont fini aux deux plus mauvaises places. Celles qui n’offrent que des strapontins de remplaçant pour la finale. Un coup de froid pour le moins inattendu après leurs performances matinales. Mais peut-être est-ce là, justement, le problème, dans cette débauche d’énergie pour faire partie des deux meilleurs Bleus là où leurs adversaires ont pu gérer plus sereinement leur qualification. «Faire une course à fond le matin, forcément, ça prend du jus», reconnaissait volontiers Tomac. «C’est juste parce qu’on est fort en dos en France, c’est le danger. C’est le jeu, mais là, ça fait chier car je ne pense pas que ça nous a aidés avec Nathan cet après-midi.»
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Auparavant, le nageur de Caen avait fait part de sa «déception, parce qu’avec ce que j’avais fait le matin, je visais mieux que ça. Dans la course, j’ai eu l’impression de nager comme ce matin, de finir aussi bien. Je ne sais pas trop, je suis un peu mitigé.» Mais le chrono, lui, demeurait moins bon de huit dixièmes (1’55’’95). Un constat valable également pour Muratory et ses 1’55’’94, à une seconde pleine de son temps en séries. «Je l’ai senti que ce matin, ça m’avait fait mal», confie-t-il. «Je l’ai senti un peu plus tard dans la journée, du coup, je savais que ça allait être compliqué. J’ai quand même tout donné. Je suis un peu dégoûté de passer à quelques centièmes d’une finale, mais c’est le jeu et je suis convaincu que d’avoir vécu ces courses va beaucoup m’aider pour plus tard.»
Pas de Français en finale individuelle mercredi
Il n’y aura donc pas de représentants français en finale mercredi soir en individuel puisque, en plus des deux dossistes, Albane Cachot aussi a échoué à se qualifier pour la finale du 50m papillon avec le 10e temps. En 25’’97 cependant, un nouveau record personnel pour la nageuse de 19 ans, plus heureuse que déçue au final. «Je suis super contente», souriait-elle en zone mixte. «Depuis ce matin, j’avais quand même la finale en tête, donc j’aurais aimé la faire. Mais faire moins de 26 secondes, ça me va bien, c’est ce que je voulais faire. Et puis c’était top de pouvoir nager dans cette piscine avec toutes ces personnes qui crient votre nom comme ça.»
