Au prix d’une saison compliquée, la nageuse française a décroché la médaille de bronze sur le 200m dos au Centre aquatique olympique de Saint-Denis.
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Que ressentez-vous avec cette médaille de bronze sur le 200m dos ?
Pauline Mahieu : «En vrai, beaucoup de bonheur. Et du soulagement également, en raison de l’année difficile que j’ai passée. J’ai aussi l’impression de rendre la pareille au public. Je ne pensais pas vivre ça un jour. C’est vraiment fort comme émotion, parce que le bruit des gens, le soutien, ils ont une énergie de dingue. Et moi, j’ai vu mes grands-parents là-haut qui sont comme des fous, c’est beaucoup d’émotions (très émue).»
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Vous entendiez les «Pauline, Pauline» scandés par le public ?
«Oui, je me suis même dit qu’il fallait que je me calme. D’ailleurs, je pense que je suis partie un peu vite sur le premier cinquante, mais je m’en foutais parce que j’avais juste envie de me faire plaisir et de faire plaisir aux gens. Donc en soi, le temps, on s’en fout. Je suis sur le podium et les chronos, j’irais les chercher ailleurs. Là, c’était juste les émotions qui comptaient.»
À la fin, on vous a vu mettre quelques instants à réaliser…
«C’était beaucoup d’un coup. Déjà, il faut réussir à voir. Or, je ne vois plus rien de loin (rires). Et après, il faut le temps d’absorber l’info.»
C’est l’aboutissement d’une saison compliquée pour vous…
«Oui, j’ai réalisé des temps assez catastrophiques sur le 200m dos, et l’année a été très compliquée avec beaucoup de changements, notamment ce départ au Canada. Je suis super contente de l’avoir fait parce qu’humainement, j’ai appris énormément. J’ai rencontré des personnes avec qui j’ai partagé ma vie et vraiment, j’ai appris beaucoup de choses là-bas. Mais ça n’a pas été simple, les allers-retours avec la France, l’éloignement avec mon copain, le changement de rythme, parce que ce n’est pas du tout le même les conditions, tout ce genre de choses. Mais au final, je suis contente de l’avoir fait.»
Avez-vous trouvé ce fameux lâcher-prise pour aborder cette finale ?
«Je l’ai vraiment abordée dans l’optique de sortir de la course sans avoir de regrets. Parce que ce qu’il y a de plus dur dans une course, ce n’est pas de finir au pied du podium, ce n’est pas d’exploser, c’est vraiment d’avoir des regrets. Comme dans la vie en fait. Et du coup, là, je ne voulais pas en avoir et je n’en ai pas aujourd’hui, donc c’est pour ça que je suis satisfaite.»
Cette première longueur très rapide, était-ce prémédité ?
«Oui, je voulais vraiment me lâcher. Et j’aurais peut-être dû plus me lâcher, je ne sais pas, mais en tout cas, ça m’a fait trop plaisir de partir comme ça. Et puis j’apprends encore pour les courses d’après et pour les suivantes.»
