Découvrez les réactions des Français en lice ce lundi matin lors des séries, à commencer par celle du champion du monde en titre du 50m papillon.
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Maxime Grousset (meilleur temps du 50m papillon, 22’’49) : «C’était très bien. Les sensations ne sont pas incroyables, mais je vais très vite et je sens qu’en tout cas, je suis plus fort que ceux qui étaient à côté de moi en série. Ça me fait du bien et ça me remet en confiance. Je suis un peu surpris car je pensais être aussi fort, mais pas dès les séries. Je n’ai ressenti aucune mauvaise sensation au niveau de mon pied ni rien d’autre, et ça fait plaisir. Maintenant, je ne suis pas allé à fond. J’ai l’impression qu’il m’en reste encore un petit peu. Je suis resté assez relâché, même si je me sens un peu crispé, justement. Pour aller en finale, il faudra que je produise la même chose, et voir si ça va plus vite ou moins vite.»
Nikita Baez (17e temps du 50m papillon, 23’’31) : «Me qualifier était l’essentiel. C’est une occasion pour moi de faire l’analyse de ma course, de voir ce qui allait, d’essayer de le reproduire ce soir (en demies) et puis de voir ce qui n’allait pas pour le corriger tout simplement. Je pense que c’est plus facile de rentrer comme ça d’emblée dans la compétition plutôt que d’accumuler de la tension nerveuse au fur et à mesure des jours sans rien faire. Je suis content de prendre mes repères dès maintenant. Cela m’a surpris que les gens soient réveillés dès le matin comme ça, aussi tôt. Ça nous a mis directement dans le bain et c’est sûr que c’est une carte en plus qu’on a à notre disposition. Ce n’est pas anodin.»
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Marie Wattel (7e temps du 100m nage libre, 53’’98) : «C’est ce que je voulais faire ce matin. J’avais en tête 54’’0, et je voulais être dans le top 8. Je suis dans les clous, je suis contente. Forcément, je n’avais pas des sensations exceptionnelles, mais c’est important de rester concentré sur ses objectifs. Ce soir, en demi-finales, je vais essayer de me rapprocher de 53’’5-53’’4. Et puis, qui sait, si ça passe en finale, pourquoi pas essayer de faire la bagarre pour un podium. Je ne veux pas me fixer de limites. (Sur le public) Cela fait toujours plaisir et il y a une bonne ambiance. Ce matin, je n’ai pas trop utilisé l’énergie du public. Je pense que ça va venir à nous naturellement. Je sens que ça va être une belle semaine et le public va être au rendez-vous.»
Béryl Gastaldello (9e temps du 100m nage libre, 54’’03) : «Franchement, ça va, même si j’aurais voulu faire quand même un peu mieux dès ce matin. Mentalement, je pense que de voir 53’’, cela aurait été plus cool. Mais c’est toujours la même chose. L’histoire se reproduit. En fait, je regardais pour voir un petit peu ce que faisait Sara (Curtis) à côté. C’était intéressant de prendre des repères. Et ce soir (en demies), je ferai ma course à moi parce que ce sont des dixièmes perdus aussi quand on regarde un petit peu ce qui se passe à côté et qu’on n’est pas à 100% sur ce qu’on fait. Néanmoins, je me sens beaucoup plus légère qu’aux championnats de France. L’objectif, c’est vraiment d’aller se qualifier en finale. Je pense que j’ai encore de la marge par rapport à ce que j’ai produit ce matin.»
Pauline Mahieu (4e temps du 200m dos, 2’10’’62) : «Cela n’a pas été facile. J’ai un peu du mal à expliquer mes 200 cette année, qui sont vraiment en dessous par rapport à ce que je fais à l’entraînement. C’est juste que je n’arrive pas à partir. Je ne sens pas trop ce qui se passe. J’ai énormément de buée dans les lunettes. Je suis obligée de me redresser pour savoir où je suis dans la ligne. C’est une entrée un peu bizarre, mais c’est sûr que même si là, j’ai l’impression d’être fatiguée, il y a bien mieux à aller chercher. Maintenant, je vais vite effacer le négatif et prendre le positif. Le public, il était fou. Je suis passée en demies. Voilà, c’était ce qu’il fallait.»
Jeanne Lechevalier (8e temps du 200m dos, 2’11’’30) : «C’est cool. C’est sûr que le bruit et l’ambiance, ça impressionne un peu. Mais on nous a beaucoup répété de prendre cette énergie et de s’en servir comme une bonne énergie, pas comme une pression. Je trouve que c’est ce que j’ai bien réussi à faire. Je me rapproche de mon meilleur niveau dès le matin, donc je suis vraiment contente de moi. Pour aller en finale, il faudra que je prenne plus de risques, en partant plus en force et non en essayant de relancer en fréquence.»
