HUMEUR – Le quadruple champion olympique a une nouvelle fois rayonné à Paris en décrochant les deux premiers titres européens de sa carrière. Avec une maestria qui tend à faire disparaître la glorieuse incertitude du sport.
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Et dire que j’avais douté, avant ces Championnats d’Europe à Paris, de la capacité de Léon Marchand à y briller, non pas sur ce 200m papillon qui lui était promis, mais en crawl. Une semaine plus tard, il me faut expier cette faute, ce crime de lèse-majesté. Le Toulousain est définitivement à part, imprévisible et en même temps… prévisible par sa capacité à repousser toujours plus loin ses limites. Ses phénoménales qualités de glisse dans l’eau, un élément avec lequel réellement il ne fait qu’un comme peu de nageurs y sont parvenus avant lui, paraissent lui ouvrir un champ d’action infini.
À tel point que tout ce qu’il touche se transforme en or, sachant qu’il n’a plus perdu une grande finale internationale en individuel depuis le 200m papillon des Championnats du monde 2022, faisant de lui l’égal, en termes d’invincibilité, d’un Armand Duplantis à la perche en athlétisme. Et à l’époque, faut-il le rappeler, il n’avait que 20 ans et celui-ci qui l’avait battu, le Hongrois Kristof Milak…
