Muhammad Abdallah Kounta a décroché la médaille d’argent à Birmingham, ce mercredi. Le coureur de 31 ans décroche la troisième médaille du clan français.

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Muhammad Abdallah Kounta a décroché mercredi soir à Birmingham la médaille d’argent européenne du 400 m en coupant la ligne en 44 sec 40 derrière le grand favori britannique Matthew Hudson-Smith (44.17). Le Français est revenu comme un boulet de canon pour la deuxième place, assurée à la photo-finish. Le Néerlandais Jonas Phijffers a complété le podium européen mercredi (44.41).

«En finale, il faudra sans doute encore descendre mon record personnel, ce sera même obligatoire pour viser le podium», avait-il déclaré à la suite des demis. Abdallah Kounta s’est approché à deux centièmes de son record personnel, qui avait déjà impressionné mardi. Un temps qui permet au Parisien, coaché par la star britannique du sprint Linford Christie, de monter sur un podium international pour la première fois de sa carrière en individuel.

Le spécialiste du 400 m espérait toutefois mieux, comme il l’a avoué après la course. «Je reviens de très loin. J’ai eu des années de galère où je n’ai pas pu m’exprimer. J’arrive à faire une saison complète, sans blessure. Je n’ai pas pu faire ce que je voulais, mais on ne va pas cracher sur une médaille d’argent. Je suis heureux», a déclaré le tricolore au micro de France TV .

Le sprinteur de 31 ans apporte à la France sa troisième médaille de l’Euro 2026 après celles en bronze d’Étienne Daguinos (5.000 m) et de Laëticia Bapté (100 m haies).

Suspendu pour des propos haineux après les JO

Kounta, régulièrement dans les collectifs des relais 4x400 m, avait été suspendu six mois par la Fédération française d’athlétisme (FFA) après les JO de Paris 2024 pour avoir publié et relayé sur les réseaux sociaux des propos incitant à la haine, notamment envers Israël, qui avait fait réagir jusqu’à la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra.

Il avait ensuite publié un message d’excuses en affirmant être «contre les génocides et toute forme de racisme ou d’injustice». «Je pense ne pas avoir besoin de prouver à quel point j’aime mon pays», avait ajouté celui qui se présentait alors comme «Français, musulman et fier».