Au terme d’une folle remontée, notamment sous l’impulsion d’un Maxime Grousset impressionnant, les Bleus ont devancé les Pays-Bas et la Russie pour décrocher le premier titre de la France à Saint-Denis.
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A chaque jour son relais de folie pour faire chavirer le public du Centre aquatique olympique de Saint-Denis. Au lendemain du show Léon Marchand qui aura lancé idéalement le 4x200m hexagonal vers une superbe médaille d’argent aux Championnats d’Europe, lui a succédé ce mardi soir le récital de Maxime Grousset et de ses compères pour se parer d’or à l’occasion du relais mixte 4x100m 4 nages. Une performance d’autant plus ahurissante que les Bleus, pour s’inviter sur la plus haute marche du podium, ont dû prendre le meilleur sur des formations néerlandaises et russes a priori mieux armées sur le papier. Mais porté par la foule, le quatuor français a tout emporté sur son passage…
Dans cette épreuve où chaque nation est libre de choisir deux hommes et deux femmes sans obligation de les placer sur telle ou telle nage, le spectacle a été total. Ainsi, la pépite de Créteil Mary-Ambre Moluh a été la première à s’élancer, toute fluette face à une autre nageuse et… six armoires à glace masculines. Mais en réalisant un 57’’99, la dossiste a superbement résisté. Certes, elle a logiquement transmis le relais à Carl Aitkaci en 7e position seulement, loin derrière. Tout en semant les graines du succès à venir. Pourtant, en restant 7e avec encore un retard certain, le brasseur n’avait pas totalement rassuré et le podium paraissait toujours bien éloigné. Jusqu’à l’entrée en piste de Maxime Grousset…
Un peu plus d’une heure après sa médaille d’argent sur le 50m papillon, le Calédonien avait faim d’or. Sans la moindre hésitation, il a mis les jambes et encore plus les bras sur un 100m papillon aux allures de test grandeur nature avant son éventuelle entrée en lice mercredi matin. Impressionnant, le triple champion du monde avalait une à une toutes ses adversaires (oui, le féminin était majoritairement de rigueur) pour lancer Marie Wattel, le dernier étage de la fusée bleu-blanc-rouge, en tête. Un retournement de situation qui enflammait l’audience. Et cette dernière, sublimée par un tel soutien, n’a rien lâché pour s’imposer devant la Néerlandaise Marrit Steenbergen, recordwoman du monde du 100m nage libre, autrice d’un 50’’87 lancé fabuleux. Mais insuffisant à faire tomber ces irréductibles nageurs gaulois, en or pour la première fois de ces Championnats d’Europe. Avec déjà quatre médailles à son compteur (une en or, deux en argent et une de bronze), la France n’a pas raté ses débuts.
