Le coach parisien s’est livré sur les médias du club parisien, ce lundi, à l’avant-veille du choc contre Manchester City.

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L’amour dure trois ans ? Entre Luis Enrique et le PSG, ce sera un peu plus. Nommé en 2023, le technicien espagnol a prolongé jusqu’en 2030. La dolce vita pour le natif de Gijon au Paris Saint-Germain, qu’il a guidé jusqu’à deux sacres en Ligue des champions ces deux dernières années. «La première année, personne ne pensait qu’on pouvait gagner la Ligue des champions. Idem au début de la deuxième saison. Et en ce moment, tout le monde pense que le PSG va gagner ! Il y a six, sept ou huit équipes qui peuvent remporter la Ligue des champions. On est là, mais ce sera difficile. On n’est pas favoris», jure-t-il, dans une interview aux médias du club, assurant que la quête du triplé en C1 et «égaler un record du Real, c’est une motivation particulière». En l’occurrence, l’Ajax et le Bayern l’ont fait aussi, dans les années 1970.

Toujours est-il que «Lucho» est revenu sur sa relation au club et sa récente prolongation, lui qui n’était jamais resté aussi longtemps sur un banc. «C’est la première fois. Ce n’est pas facile. Plus de deux, trois ou quatre ans, c’est dur comme entraîneur, tu es toujours connecté, en préparant ce qui est important pour l’équipe. Tu gagnes un match et 10 minutes après, tu penses au prochain adversaire. C’est toujours la peur de ne pas être performant, c’est ce qui est dur à gérer comme entraîneur et c’est pour cela que c’est dur de rester longtemps. Mais Paris, c’est spécial, et ce qu’on a vécu dès le premier jour, c’est spécial pour moi et c’est pour cela qu’on continue», explique-t-il.

Un directeur sportif courageux prend les joueurs adaptés à l’idée de l’entraîneur, pas aux siennes.

Luis Enrique

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Et de poursuivre, au sujet de ses motivations : «La confiance du club, du président (Nasser Al-Khelaïfi), de Luis Campos… La connexion avec Luis Campos dès le premier jour a été spéciale. C’est une combinaison magnifique. Tous ensemble, on cherche à progresser et à profiter de ce qu’on fait, de rendre heureux nos supporters, c’est la plus grande motivation», déclare encore l’ancien entraîneur du FC Barcelone, ajoutant qu’un «directeur sportif courageux prend les joueurs adaptés à l’idée de l’entraîneur, pas aux siennes. Dans ce cas, son idée et la mienne sont similaires. C’est la clé. Et après, il y a la capacité du club à signer des joueurs incroyables comme les nôtres».

Fidèle à ses principes de jeu, Luis Enrique veut un PSG «respectueux, ambitieux, courageux, qui joue avec des joueurs talentueux. C’est important à montrer aux enfants : tu peux jouer au football en profitant, en gagnant, mais en permettant aux gens de profiter de nous voir», glisse-t-il ajoutant que cette prolongation représente «plus de pression, de motivation et de responsabilité parce que je dois montrer que je mérite ce qu’on m’a donné». Luis Enrique et ses joueurs auront une nouvelle occasion de donner du plaisir aux supporters parisiens mercredi, avec un choc contre Manchester City, à l’Etihad Stadium, en Ligue des champions. Un test grandeur nature face aux Skyblues. Une semaine plus tard, le 20 octobre, le club parisien défiera le FC Barcelone, au Parc des Princes, après un déplacement à Strasbourg.