Souvent comparée à la F1, cette discipline est le sport automobile phare aux États-Unis. La compétition, le «Freedom 250 Grand Prix», se déroule sur deux jours.

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Un tour de piste en limousine blindée: c'est ainsi que le président américain ouvrira la course automobile dimanche dans les rues de Washington, clôturant des célébrations du 250e anniversaire des États-Unis largement centrées sur sa personne. Donald Trump sera aux premières loges de cette compétition inédite, dont il donnera le top départ et lors de laquelle s'élanceront les monoplaces à près de 300 km/h à l'ombre des monuments de la capitale fédérale.

L'événement est géré par les organisateurs du championnat d'IndyCar, la discipline phare du sport automobile aux États-Unis, souvent comparée à la F1 mais qui possède ses propres caractéristiques et dont la course la plus célèbre sont les 500 miles d'Indianapolis (nord). La compétition, le «Freedom 250 Grand Prix», se déroule sur deux jours et a commencé par des essais et qualifications samedi. «C'est le président qui a voulu ça. C'est un grand fan. Nous voulions participer au 250e anniversaire» de la déclaration d'indépendance des États-Unis, a déclaré Roger Penske, propriétaire d'Indycar, pour qui cette course de 400 km est «emblématique».

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L'octogénaire républicain devrait faire un tour d'honneur à bord de sa limousine blindée surnommée «The Beast» (la bête), et agiter le drapeau vert sur la ligne de départ située devant la coupole immaculée du Capitole, tandis que des avions militaires survoleront les lieux. L'Espagnol Alex Palou, qui a remporté six victoires cette saison, pourrait décrocher son quatrième titre consécutif en IndyCar et son cinquième en six ans. Il partira en pole position au milieu d'un peloton de 25 pilotes qui disputeront 147 tours sur un circuit d'un peu moins de 3 km, serpentant autour de l'obélisque du Washington Monument, des Archives nationales ou des musées Smithsonian.

«Sport intrinsèquement américain»

«C'est incroyable», s'est enthousiasmé Roger Penske. «Cela a vraiment dépassé toutes mes attentes». «C'est une Indy 500 sur un circuit urbain», affirme de son côté le pilote néo-zélandais Scott McLaughlin. Les nids-de-poule ont été rebouchés, tandis que la National Gallery of Art a étudié les conséquences que pourraient avoir les vibrations des voitures sur ses oeuvres. Malgré ces travaux de réfection, les rues de la capitale restent cabossées. «Les bosses sont énormes. On ne peut pas faire grand-chose. Il faut une voiture qui tienne bien sur les bosses», reconnaît Alex Palou.

Kyle Kirkwood, pilote américain, est «ravi de rouler dans ces rues incroyables», lors de cet événement «très spécial». «Je ne sais pas si nous aurons un jour l'occasion de piloter à nouveau des IndyCars dans la capitale», renchérit l'Américain Josef Newgarden. Roger Penske pense déjà à organiser une nouvelle course dans les rues de Washington : «Il ne faut jamais dire jamais. Nous en discuterons». «Nous devons nous réunir la semaine prochaine pour décider de la suite des événements», ajoute-t-il.

Le président américain avait signé le 30 janvier un décret permettant d'organiser l'événement, qui célèbre un «sport intrinsèquement américain», selon le texte diffusé par la Maison Blanche. Donald Trump s'est placé au centre des événements organisés pour commémorer la signature, le 4 juillet 1776 à Philadelphie (nord-est), de la Déclaration d'indépendance marquant la rupture de treize colonies avec la Couronne britannique.