Après s’être désolidarisé de Gianni Infantino sur un projet controversé, Arsène Wenger pourrait désormais lui faire face. Plusieurs dirigeants poussent l’ancien entraîneur d’Arsenal à briguer la présidence de la Fifa en mars 2027
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Les opposants à Gianni Infantino cherchent leur candidat. À cinq mois de l’élection présidentielle de la Fifa, prévue le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc, les noms commencent à circuler pour défier le président sortant, contesté pour sa gouvernance. Après l’ancien international suisse Ramon Vega, déjà déclaré candidat, un autre profil, bien plus connu du grand public, émerge : Arsène Wenger. À 76 ans, l’ancien entraîneur d’Arsenal est encouragé par plusieurs dirigeants influents du football mondial à se lancer dans la course. «C’est l’homme idéal pour ce poste», assure un dirigeant européen du football.
Une connaissance précieuse des rouages de la Fifa mais…
Après 22 années passées sur le banc d’Arsenal, entre 1996 et 2018, il possède une solide expérience du football de haut niveau. Mais son principal atout se trouve désormais dans les bureaux de la Fifa. Directeur du développement du football mondial depuis 2019, l’Alsacien supervise notamment des programmes de formation et des académies destinées aux jeunes joueurs dans une soixantaine de pays. «Il connaît parfaitement le dossier, l’instance et ses axes de développement possible», souligne le même dirigeant.
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En août dernier, l’international français s’était publiquement désolidarisé du projet controversé d’ouverture des activités commerciales de la Coupe du monde à des investisseurs privés. «Je n’étais pas impliqué dans ce projet dont j’ai appris l’existence dans la presse», avait-il affirmé, défendant une Fifa indépendante, attachée à la «transparence et l’intégrité».
… il fait partie des anciens fidèle d’Infantino
Faut-il lui faire confiance ? Car il y a bel et bien un obstacle de taille qui pourrait freiner les ambitions de Wenger : sa proximité historique avec Gianni Infantino. Cependant, bien avant ce désaccord public, «le professeur» figurait parmi les plus fidèles soutiens du président de la Fifa.
«Je trouve cette idée (de se présenter) absurde», tranche une personnalité influente du football mondial auprès de RMC Sport. «Arsène Wenger a été le plus grand soutien d’Infantino pendant de nombreuses années, il a fortement défendu la Coupe du monde tous les deux ans. Il ne l’a jamais remis en question.» Un autre interlocuteur renchérit : «Pendant des années, il a été son bras droit et son principal soutien.»
Reste maintenant à convaincre le principal intéressé, toujours silencieux sur ses intentions. De toute façon, il ne fait pas exception à la règle, pour se présenter, Wenger devra réunir le parrainage de cinq fédérations avant le 18 novembre.
