ANALYSE - Le champion du monde 1998, à la personnalité détonante, renoue son histoire avec l’équipe de France sous les ordres de son ami Zidane.
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Impossible pour lui de masquer son émotion. À chaque apparition, le même rituel. La bonhomie en bandoulière. Depuis le retour de Zinédine Zidane à la tête des Bleus, Fabien Barthez affiche un grand sourire quand il débarque sur la pelouse avec ses gardiens de but Mike Maignan, Guillaume Restes et Jean Butez pour préparer l’avant-match. Izmit, Bruxelles, Saint-Denis… Que ce soit un accueil par des sifflets du public local ou l’acclamation des supporteurs français, le «Divin chauve» ne déroge pas à ses habitudes. Les yeux pétillent, le regard enfantin se dévoile et le plaisir semble immense. Symbole d’une plénitude totale au moment de renouer son histoire avec l’équipe de France (87 sélections entre 1994 et 2006).
À 55 ans, l’enfant de Lavelanet n’a pas changé d’un iota. Si les traits sont plus tirés, le visage émacié, signes du temps qui passe, l’homme n’a rien perdu de son verbe. Taquin, espiègle et gros chambreur, il ne compte pas changer malgré le poids de la pression que représente le…
