« Bien sûr que la Laver Cup en est une exhibition. Est‐ce qu’elle rapporte des points au classement ? Non. C’est donc une exhibition. Et je suppose qu’il faudrait que je sois sud‐américain ou nord‐américain pour y participer. Je pense que les capitaines choisissent toujours ceux qui parlent anglais. Ils pensent que le ‘monde’ se résume à l’Amérique », lâchait amèrement Alexander Bublik il y a quelques mois au sujet de la Laver Cup.
Sauf que depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et le Kazakhstanais a surtout été appelé par le patron de la compétition, Roger Federer, et le capitaine de la Team World, Andre Agassi.
Du coup, après avoir pris part à sa première édition, le week‐end dernier, à Londres, l’actuel 20e mondial a reconnu avoir totalement changé d’avis lors de sa conférence de presse sur l’ATP 500 de Pékin.
« L’expérience à la Laver Cup a été incroyable, c’était très différent de ce que j’avais vu à la télévision. Quand on regarde les matchs à la télé, on se dit qu’il n’y a pas de points en jeu et que tout n’est qu’une démonstration, mais tout change quand on fait partie d’une équipe, avec toutes ces émotions liées à la victoire. Dès le premier jour, j’ai ressenti cette émotion, grâce à l’énergie d’Andre Agassi et du reste de la bande. On n’arrêtait pas de parler de la façon dont on allait gagner ceci ou cela. C’est une compétition très sérieuse, je n’ai pas peur de le dire, même si de nombreux fans m’accusent d’avoir changé d’avis. Bien sûr, ça a un petit côté exhibition, mais c’est une exhibition très compétitive. C’est fou à quel point on est tous compétitifs là‐bas, on le voit à chaque fois qu’un des gars gagnait. En tant qu’expérience, c’est exceptionnel, c’est un grand événement, je trouve qu’ils font un excellent travail en termes d’organisation et de communication avec les médias. »
Publié le vendredi 2 octobre 2026 à 13:13
