Après les forfaits en cascade annoncés ce vendredi 21 août, et notamment celui du grand favori et numéro un mondial Jannik Sinner, les réactions n’ont évidemment pas tardé.

C’est notamment le cas de Paolo Bertolucci, toujours très présent lorsqu’il s’agit de commenter l’actualité du tennis italien.

Interrogé par nos confrères de La Gazzetta dello Sport, l’ancien champion italien a estimé qu’il fallait désormais s’attaquer au fond du problème : un calendrier toujours plus exigeant physiquement, qui pousse les organismes des joueurs à leurs limites jusqu’au moment où ceux‐ci finissent par lâcher.

« Avant de nous concentrer sur Jannik Sinner, partons de quelques évidences que tout le monde peut constater. Il y a Jack Draper, qui ne pourra pas participer à l’US Open, ou encore Holger Rune, absent depuis de nombreux mois. Ce sont des joueurs jeunes, en pleine ascension, et pourtant…Cela doit nous faire réfléchir à ce qu’est devenu le tennis sur le plan physique. Les joueurs sont contraints de suivre des entraînements toujours plus exigeants. Le corps devient comme un élastique que l’on étire chaque jour un peu plus, jusqu’à sa limite. Et lorsque cet élastique finit par lâcher, les blessures deviennent sérieuses et nécessitent de longues périodes de récupération. Carlos Alcaraz lui‐même est désormais prêt à revenir à l’US Open, mais il n’a plus disputé le moindre match depuis la mi‐avril. C’est pourquoi, au fil des années, la programmation est devenue de plus en plus importante. Autrefois, elle n’était pas faite au hasard, mais elle était peut‐être un peu moins structurée. Aujourd’hui, au contraire, elle exige une attention maximale et un équilibre parfait entre les aspects techniques et physiques afin d’amener le joueur dans les meilleures conditions possibles » a déclaré l’Italien.