Grâce à un but tardif du meneur du Bayern, l’équipe de France a disposé de la Belgique ce lundi, au stade Roi-Baudoin, lors de la deuxième journée de Ligue des nations.
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Au bout du suspense. Mais tellement mérité… Dominateurs et séduisants pendant la majeure partie du match, malgré les nombreux changements dans le 11, les Bleus l’ont emporté en Belgique (0-1) ce lundi, pour leur deuxième sortie sous les ordres de Zinédine Zidane et pour le compte de la deuxième journée de Ligue des nations. Ils ont fait la différence par l’intermédiaire de l’entrant Michael Olise à la 88e minute, alors que les Diables rouges de Mark van Bommel étaient dans un temps fort. Victoire qui permet aux Tricolores de prendre les rênes au classement du groupe A.
«Zizou» avait quasiment tout changé par rapport à la victoire 1-0 en Turquie, vendredi dernier, avec pas moins de neuf changements dans le 11 de départ, dont trois joueurs qui disputaient leur premier match en Bleu (Diouf, Jacquet, Da Cunha) et la première titularisation d’Estéban Lepaul, qui avait fêté sa première cape en entrant en toute fin de partie à Izmit. Trois néophytes à l’occasion d’un même match de l’équipe de France, c’est une première depuis le 11 août 2010, quand Laurent Blanc avait lancé six petits nouveaux contre la Norvège (Rami, Cissokho, N’Zogbia, Hoarau, Ruffier, M’Vila). C’était au lendemain de Knysna et du fiasco du Mondial 2010.
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Les Bleus en maîtrise
Avec ce large turnover, personne n’était surpris de voir la Belgique donner les premiers coups, avec notamment ce frisson né des dribbles chaloupés du néo-Parisien Godts (2e). Ça n’a toutefois pas duré bien longtemps. Les Bleus ont vite pris le contrôle des opérations, avec une belle maîtrise technique et les premières frappes : Lepaul au-dessus (5e), Doué sur la barre après un double contact savoureux (12e), Lammens sollicité par Lepaul (16e) et Barcola (19e), ce dernier étant victime d’une petite poussette non sanctionnée dans la surface (21e). Les Diables trouvaient des espaces en contre mais ils étaient encore tout près de craquer sur une triple occasion, un double arrêt de Lammens et un sauvetage sur la ligne de Lavia (27e) !
Bref, une bonne première demi-heure française malgré les trous d’air sur les transitions belges, avec Doué et Da Cuhna en lumière côté France et Godts, pour les Belges. Il n’a manqué que l’efficacité aux hommes de Zidane, qui continuaient de dominer en termes de possession tout en souffrant sur les attaques rapides (0-0 MT). Les stats à la pause ? Près de 64% de possession pour les Bleus, neuf tirs à cinq et quatre frappes cadrées à rien, 61% de duels gagnés, quatre corners à un... Tous les voyants au vert, sauf… le score.
Toujours ces contres belges dans un début de seconde période à 1000 à l’heure, avec plusieurs ballons à négocier pour Maignan. Mais les Diables étaient surtout heureux de garder leur but inviolé, avec Doué toujours plus dangereux (52e, 56e, 62e) et Da Cunha qui trouvait le poteau sur une frappe croisée (53e). Et cette maîtrise, avec de longues séquences de possession. Il ne manquait qu’un but aux Bleus. Attention, quand même, à cette montée de Kalulu qui offrait un boulevard à l’ex-Strasbourgeois Moreira (62e).
Maignan se montre, Olise met le couvercle
Les Belges connaissaient enfin un temps fort, avec plusieurs situations et notamment Maignan qui s’imposait devant l’entrant Lukébakio à deux reprises (73e, 78e). «Magic Mike» dans ses œuvres. Et les hommes de Van Bommel qui poussaient fort, la France ayant perdu de sa maîtrise malgré les entrées de Dembélé, Cherki et Olise. Dur pour ces Bleus qui étaient néanmoins récompensés de leurs efforts grâce à ce rush victorieux d’Olise, qui crucifiait la Belgique du gauche (0-1, 88e). Huitième but en Bleu pour lui. Et la célébration d’un Zidane totalement fou de joie sur le bord du terrain. Un but qui valait trois points (0-1 score final) pour les leaders au classement.
Rendez-vous vendredi contre l’Italie pour le troisième match de ce premier rassemblement sous les ordres de «ZZ». Son premier match en tant que sélectionneur sur la pelouse d’une enceinte qu’il connaît relativement bien, le Stade de France, où il avait notamment offert le sacre planétaire aux Bleus avec un doublé face au Brésil, en finale de la Coupe du monde 98. Ce stage s’achèvera le 5 octobre par la réception de la Belgique, encore à Saint-Denis.
