Le sélectionneur de l’équipe de France a fait le point ce mercredi, à la veille du match qualificatif à la Coupe du monde 2027 contre la Slovénie, jeudi, à l’Accor Arena.
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Les choses sérieuses. Après deux matchs de préparation contre la Serbie de Nikola Jokic (défaite 90-87 à Belgrade et victoire 91-90 à Orléans), les Bleus attaquent deux rencontres qualificatives pour la Coupe du monde 2027. Ils affronteront la Slovénie (sans Doncic) ce jeudi (20h30, beIN SPORTS), à l’Accor Arena, puis la Suède à Stockholm, dimanche. Après Victor Wembanyama, Freddy Fauthoux s’est présenté devant la presse. Morceaux choisis.
La Slovénie : «Ils s’appuient sur des joueurs qui ont l’expérience de ces matchs-là, des JO, du Mondial ou de l’Euro. Et puis c’est une équipe qui prend énormément de risques sur ses tirs à trois points, et il suffit que ce soit un jour où ils sont en grande réussite pour qu’ils puissent nous mettre à défaut. Il faudra imposer nos forces pour les empêcher de développer ce jeu-là. Le danger de les jouer sans Luka Doncic ? Ce serait de ne pas respecter cette équipe, ce serait une grosse erreur de notre part. Il faudra être à la hauteur de l’événement, c’est un match de qualification pour la Coupe du monde. Avec cinq victoires en six matchs, le travail a bien commencé. Il faut continuer à avancer avec des victoires pour la qualification».
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La vie avec Victor Wembanyama : «On le sent déjà dans la vie à l’hôtel, il y a des gens qui attendent. Quand on est arrivé à la salle d’Orléans en bus, deux heures avant, il y avait déjà énormément de personnes qui étaient là justement pour voir sortir Victor. Donc oui, forcément, ça se ressent, c’est quelque chose qu’il faut aussi apprivoiser et savoir aussi protéger le groupe un petit peu par rapport à tout ça, parce que ce ne sont pas des choses que l’on rencontre régulièrement dans la saison. De toute façon, on le sait : Victor, c’est une star mondiale, au moins dans le basket, si ce n’est plus. Donc voilà, c’est une chose à laquelle il faudra qu’on s’habitue à vivre avec. Autour de lui, on devra savoir adapter les choses pour lui rendre et nous rendre la vie plus facile».
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Rotation resserrée contre la Slovénie… ou pas : «Souvent c’est le jeu qui propose ça. En général, je suis quelqu’un qui fait jouer beaucoup de joueurs pour garder l’intensité, la concentration pendant 40 minutes. Après, je ne sais pas comment le match de demain (jeudi) va se dérouler, mais si on doit resserrer, on le fera. Il n’y a pas d’autre plan prédéfini avant le match».
Sylvain Francisco : «Par rapport à quand je l’ai connu à 18 ans, forcément, il a énormément mûri, dans sa vie et dans son jeu. C’est quelqu’un qui aujourd’hui connaît le basket sur le bout des doigts. On sait quel style de joueur c’est».
J’espère qu’on aura la même progression entre le match de dimanche et celui-là qu’entre les deux matchs contre la Serbie.
Freddy Fauthoux
En quête de progression dans le jeu : «J’espère qu’on aura la même progression entre le match de dimanche et celui-là qu’entre les deux matchs contre la Serbie. À Orléans, on a fait une excellente première période et six très bonnes dernières minutes. Il va falloir combler ce petit quart d’heure où on n’a rien fait de bon pour garder notre avantage. On fait des vidéos, on regarde les adversaires. En tout cas, il va falloir être dans la même intensité, dans le même engagement que face à la Serbie à Orléans».
Nadir Hifi peu responsabilisé en Bleu : «C’est compliqué de jouer avec des arrières de petite taille. Il faut faire des choix. En ce moment, peut-être que Sylvain (Francisco) correspond mieux à cette équipe actuellement. On a parlé avec Nadir. C’est un choix très personnel de ma part. Nadir fait de bons entraînements avec l’équipe. Mais peut-être qu’aujourd’hui, son style de jeu ne correspond pas encore pour pouvoir performer comme il peut le faire avec Paris, avec les joueurs qu’il y a autour. Maintenant, Nadir ne doit absolument pas changer son jeu. Il reste un joueur d’exception, il sait jouer comme ça avec Paris. Aujourd’hui, le choix est fait, en tout cas pour l’instant, entre Nadir, Sylvain et Matthew (Strazel) au même poste».
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L’association Gobert/Wembanyama : «Il y a des chances qu’ils rejouent ensemble, mais ce ne sera pas pour expérimenter. S’ils jouent ensemble, c’est que je pense que c’est nécessaire pour l’équipe, pour changer le rythme d’un match ou parce que je pense qu’on est faible dans certains secteurs. On reverra ce duo car ils peuvent apporter vraiment quelque chose de différent».
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Victor est quelqu’un de très facile et très agréable entraîner.
Freddy Fauthoux
Facile d’entraîner Wembanyama : «Que ce soit avec ou sans lui, la responsabilité de faire le maximum pour gagner tous les matchs en équipe de France même quand il n’est pas là. Lorsqu’il est avec nous, c’est vrai qu’il y a beaucoup plus d’attentes parce que les gens ne comprendraient pas qu’on puisse se perdre avec lui. Sauf que ça reste un jeu et il y a toujours des adversaires en face, ils peuvent être meilleurs que nous. Plus on a les meilleurs joueurs, dont lui, plus on a les meilleures chances de faire les meilleurs résultats possibles. En tout cas, c’est quelqu’un de très facile et très agréable à coacher et à entraîner. Parce que lui et les autres ont cette volonté féroce de vouloir faire quelque chose de grand avec l’équipe de France. Donc quand ils viennent, ce qu’ils ont tous en tête, c’est de vouloir gagner. Et de vouloir gagner beaucoup. Donc ils sont à l’écoute. Ils ont envie d’être sur le terrain et donner le meilleur d’eux-mêmes.»
«Wemby» aussi volontaire de Tony Parker pour briller avec les Bleus : «Je connais très bien la mentalité de Tony pour avoir joué avec lui. Et j’ai maintenant eu l’occasion de discuter souvent avec Victor. Et sincèrement, ils ont le même engagement à revenir à chaque fois qu’ils le peuvent. Les fois où Victor n’a pas pu venir, il était vraiment déçu. Mais il a un engouement incroyable de vouloir revenir porter ce maillot de l’équipe de France. Donc oui, s’il n’y a pas contre-indication, il dit qu’il sera là à chaque été pour venir jouer avec nous».
Propos recueillis en conférence de presse
