Gabby Williams et ses partenaires se sont qualifiées pour la première finale de Coupe du monde de leur histoire. Elles y défieront les États-Unis, son bourreau il y a deux ans en finale des Jeux olympiques, pour une première médaille depuis 1953.

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L'équipe de France féminine retrouvera, ce soir à Berlin, les États-Unis, son bourreau il y a deux ans en finale des Jeux olympiques. À quelques centimètres, celui du pied de Gabby Williams mordant la ligne des 3 points, de pousser les Américaines en prolongation (66-67), les Bleues veulent leur revanche.

Et apporter au basket français, pour la première fois en finale du Mondial (la sélection masculine n'a jamais fait mieux qu'une troisième place, en 2014 et 2019), son premier titre dans la compétition.

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Être les deuxièmes à rapporter une médaille de la Coupe du monde, 73 ans après les pionnières de 1953, ne leur suffit pas. «On veut la plus belle» médaille, a lancé le sélectionneur Jean-Aimé Toupane après le succès samedi contre l'Allemagne (86-64).

« On affronte ces joueuses toute l’année en WNBA. Ce sera qu’un match, on n’a rien à perdre, on va jouer dur »

Marine Johannès

Deux ans après, elles s'estiment en mesure de faire chuter les Américaines (qui ont écarté l'Espagne 76 à 66 dans l'autre demi-finale), quadruples tenantes du titre, huit fois championnes olympiques de suite et qui n'ont pas perdu en grande compétition depuis 20 ans.

«On n'aura rien à perdre. On sait que les USA sont une bonne équipe, ça fait des années qu'ils gagnent la Coupe du monde. Mais on affronte ses joueuses toute l'année en WNBA. Ce sera qu'un match, on n'a rien à perdre, on va jouer dur» a estimé Marine Johannès.

L'arrière du New York Liberty, encore étincelante samedi, avec 13 points dont le tir primé qui a fermé la boutique à 2 min 30 sec de la fin (81-64), est l'une des huit joueuses retenues (sur 12) à évoluer dans la ligue nord-américaine. «On est la majorité à les avoir affrontées en WNBA donc on n'a pas peur d'elles» a lancé Carla Leite, qui brille avec le Portland Fire.

Huit Bleues ont disputé la finale des JO en 2024

Les Françaises ont, selon Leïla Lacan (Connecticut Sun), encore «ici», en travers de la gorge, la finale olympique, qu'elles sont huit présentes en Allemagne à avoir disputé.

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Les Américaines ne sont, elles, plus que cinq et, si elles ont emmené à Berlin les nouveaux visages de la WNBA, Caitlin Clark et Paige Bueckers, elles ont été privées au dernier moment d'A'ja Wilson, MVP des JO.

Pour Dominique Malonga, l'expérience de 2024 «va beaucoup nous servir, parce qu'on a déjà été dans cette position, disputer une grande finale». L'exemple de 2024 a rappelé selon Valériane Ayayi que ce sont «les détails qui font la différence. On a essayé d'être rigoureuses tout au long de la compétition».

Gabby Williams symbolise la hargne défensive des Bleues

«Si on joue le basket qui nous a amenées ici, ça peut marcher» a souligné Malonga. Soit un basket complet, qui a encore imposé une énorme pression défensive aux Allemandes, qui ont perdu 24 ballons.

Héroïne malheureuse de la finale olympique et nommée capitaine pour ce Mondial, Gabby Williams symbolise cette hargne défensive des Bleues. Samedi, elle a aussi parfaitement tenu son rang en attaque (22 pts, 5 rebonds, 5 passes décisives et 4 interceptions) lançant l'équipe par sept points dans les cinq premières minutes.

Élue MVP du match, la Franco-Américaine a ensuite su être décisive quand l'Allemagne, qui disputait aussi sa première demi-finale de Coupe du monde, est revenue souffler dans la nuque des Françaises. Comme sur son «2+1» (panier plus faute) qui a permis de repasser au-dessus de la barre des 10 points (74-62) à 4 min 30 sec de la fin.

Largement victorieuses de leurs quatre premières rencontres, les joueuses de Toupane ont été un peu moins adroites à longue distance (10/27), mais ont conservé, outre leur défense de fer, une autre constante du tournoi: l'apport du banc, à l'image de Johannès, Malonga (6 pts et 5 rbds) ou Leite (9 pts).

Il sera de nouveau indispensable face aux États-Unis qui, après avoir été bousculés en poules contre l'Italie (55-52), ont de nouveau peiné samedi face aux Espagnoles. De quoi nourrir les espoirs des Bleues et de leur sélectionneur: «Un match reste un match. On est sûrs de ce qu'on fait. À l'impossible nul n'est tenu.»