En conférence de presse ce vendredi, Tony Parker a fait part de sa satisfaction concernant la situation de l’ASVEL qui a pourtant connu des aléas financiers.
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Le président et nouvel entraîneur en chef de Villeurbanne, Tony Parker s'est déclaré vendredi « satisfait » de la situation actuelle de l'ASVEL dont le budget de 59 millions d'euros envisagé au début de l'été a été ramené à 24 millions après avoir été recalé par la DNCCG, le gendarme financier du basket français. « Je suis très satisfait de la situation actuelle du club. Je suis quelqu'un qui rêve en grand, qui veut aller vite et j'essaie de faire bouger les lignes », a-t-il commenté au cours d'une conférence de presse. « Ce n'est pas facile de porter de gros projets en France. Nous étions partis sur un plus gros budget. Notre budget est de 24 millions d'euros soit six de plus que la saison dernière. C'est une augmentation de 30% », a-t-il précisé.
Des contretemps financiers
La direction nationale de conseil et de contrôle de gestion n'a pas validé le financement d'un fonds malaisien nécessaire pour un budget de 59 millions digne des plus grosses équipes d'Euroligue. « C'est toutefois le plus gros budget en France, où il est difficile d'attirer des sponsors. Nous aurons une équipe compétitive qui luttera pour décrocher des trophées. En tant que président, c'est plus que positif », a-t-il insisté. Toutefois, la saison dernière, pour boucler son budget de 18 M EUR, l'ASVEL avait dû opérer une augmentation de capital.
« Il s'est passé ce qui s'est passé. On paie un peu les pots cassés de Monaco. Les demandes de la DNCCG qui doivent être respectées ont fait que nous n'avons pas pu finaliser à temps ce projet, même si nous avions le financement et que tout était prêt. C'est comme ça », a regretté Tony Parker. « C'est dommage et frustrant, mais je suis là pour le très long terme et si tout est décalé d'un an, c'est comme ça », a-t-il ajouté. Dans ce contexte, une cession d'une partie du capital reste envisagée.
« Ce n'est pas un secret, nous avons des discussions avec des fonds, je ne peux pas m'étendre sur ce sujet car j'ai signé des accords de confidentialité », a commenté Parker. « Et quoi qu'il se passe, je resterai actionnaire du club, c'est important pour moi », a assuré le dirigeant actionnaire majoritaire depuis 2014 après être entré en tant que minoritaire en 2009.
Sur un plan institutionnel et sportif, Tony Parker a rappelé que l'Euroligue et la NBA, pour développer la NBA Europe «étaient en discussion». « Pour l'instant, nous allons nous concentrer sur notre saison mais j'espère qu'ils trouveront un accord, ce serait mieux pour le basket européen. J'ai toujours essayé d'être le pont entre les deux organismes», a-t-il confié, s'estimant «très content de jouer en Euroligue, une compétition incroyable et qui sera encore très bien cette saison ».
