Le sélectionneur de l’équipe de France a fait la point après la victoire 91-90 face à la Serbie de Nikola Jokic ce dimanche, à Orléans, en match de préparation.
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Les enseignements de ce match remporté au finish contre la Serbie (91-90) : «Il y en a plusieurs. D’abord, il y a eu une progression dans le jeu par rapport au match de jeudi et ça, c’était l’un des premiers objectifs : se servir du premier match pour avancer dans notre jeu. Donc on a très bien exécuté les choses qu’on avait voulu corriger lors de cette première période de très, très haut niveau. Et du coup, l’inverse pour la seconde, on est retombés dans nos travers, surtout dans le troisième quart-temps, qui a été aussi mauvais qu’à Belgrade. L’axe de progression maintenant, c’est de pouvoir fournir deux mi-temps de même valeur».
C’est souvent le danger quand on joue aussi bien sur une première période…
Frédéric Fauthoux
Les raisons du (gros) trop d’air du troisième quart-temps : «Si c’est mental ? Il y a un peu ça, forcément, c’est souvent le danger quand on joue aussi bien sur une première période. On prévient forcément, on ne repart pas comme ça sans dire attention, mais il y a peut-être aussi un manque de concentration effectivement quand on revient et puis techniquement, stratégiquement, il y a des choses qui ont été moins bien appliquées que sur la première période et du coup, ça a mis les Serbes dans un vrai rythme et comme ils ont de très bons joueurs de basket, ils ont eu une grosse adresse à trois points dans le troisième quart et ils ont pu revenir dans le match».
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Les changements dans le cinq, avec Jaylen Hoad à la place de Rudy Gobert : «Comme je l’ai dit au tout début, c’est l’occasion aussi de tester des choses. Gobert et Wembanyama ? Je pense que cette combinaison peut marcher… mais peut-être pas contre toutes les équipes. On a voulu tenter, essayer autre chose. Ce sont des matchs de préparation donc on aime aussi essayer des choses, on fait des entraînements en situation réelle contre de grosses nations et on s’est dit aussi que contre eux, cette nouvelle configuration pouvait nous mettre plus à notre avantage».
La baisse d’adresse à trois points en seconde période : «Ce que j’ai dit au début, c’est qu’on est forcément une équipe plus à droite quand le shoot arrive avec une passe qui est propre. Quand on fait des shoots derrière un écran, sur des un contre un, après des dribbles, automatiquement les pourcentages baissent. Alors ça fait des tirs peut-être plus spectaculaires, surtout en fin de match comme on en voit souvent, et il faut des joueurs de ce niveau-là, qui soient capables de le marquer comme l’a fait Sylvain à un moment donné et ça, c’est la valeur intrinsèque des joueurs. On a besoin de ça pour gagner des matchs de très haut niveau. Mais on doit être nettement meilleurs pour se créer les tirs qu’on s’est créés en premier période. C’est quelque chose qu’on n’a pas su faire.»
On se doutait qu’il y aurait une réaction d’orgueil de la part des Serbes. Freddy Fauthoux
Les Serbes revenus très agressifs au début de la seconde période : «On se doutait qu’il y aurait une réaction d’orgueil de la part des Serbes. Dans les deux équipes, il y a des joueurs de très haut niveau et qui ont tous une vraie fierté. Donc on se doutait que ça allait s’élever de ce côté-là du jeu. Sur des matchs de préparation, quand on joue sur ce niveau-là, ça peut être que bénéfique quand on arrive à résister. La preuve, on n’a pas été très bons en attaque, donc c’est un aspect du jeu sur lequel on doit progresser maintenant. Il y avait effectivement, comme vous le dites, des choses un peu limites qui peut-être aussi doivent être corrigées par d’autres.»
Ca aurait été très dur pour nous de perdre un match qu’on a quand même bien joué dans son ensemble
Frédéric Fauthoux
Le panier de la victoire de Jaylen Hoard : «Sincèrement, je l’ai vécu comme une récompense du travail qui a été fait pendant un long moment dans ce match. Ca aurait été très dur pour nous de perdre un match qu’on a, je ne vais pas dire qu’on a dominé, mais qu’on a quand même bien joué dans son ensemble. Et c’est vrai que cette fin de match hachée donnait vraiment un coup d’inachevé. Les gars, depuis qu’on est ensemble, se la donnent, ils font les efforts. Et en plus, c’était devant le public français. Le premier objectif du match était de progresser dans le jeu et on l’a vu sur la première période, de temps en temps après le repos aussi. L’objectif, c’était aussi de gagner, parce que c’est toujours important de construire une équipe, une façon de jouer en gagnant.»
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Le retour de Wembanyama devant le public français : «Victor a fait le match qu’il fallait faire. A un moment donné, on ne l’a pas forcément assez utilisé quand il était sur le terrain en deuxième période. On doit s’habituer à jouer beaucoup mieux avec lui. Je pense que ça lui faisait quelque chose de revenir pour jouer devant le public français. Tous les joueurs sont hyper heureux et enthousiastes de jouer pour le maillot de l’équipe de France. J’ai trouvé son retour plus que correct. Et quand on verra encore s’élever son niveau de jeu, comme il peut le faire pendant l’année, je pense qu’on pourra être encore plus fort.»
Le leader Wembanyama : «Il est leader à sa façon. On le voit bien dans l’exemple qu’il donne sur le terrain, on voit qu’il parle à ses joueurs, qu’il veut relancer le ballon. Il est comme ça déjà à San Antonio. Ce n’est pas quelqu’un qui force sa nature. Et il ne faut surtout pas qu’il la force. Je veux qu’il reste lui-même parce qu’après, d’autres personnes feront d’autres choses dans le leadership pour accompagner l’équipe. Victor, on le sait, est un talent unique».
Victor est un joueur unique.
Frédéric Fauthoux
Si les Bleus doivent s’adapter à Wembanyama ou l’inverse : «Un peu des deux. On essaie de trouver les meilleures combinaisons d’équipes pour mettre en valeur les qualités de chaque joueur donc forcément, comme Victor est un joueur unique, il faut qu’on arrive à trouver les joueurs qui puissent jouer avec lui et le mettre en valeur parce qu’après, il sait se faire mettre les autres dans le bon chemin. C’est pour ça qu’une sélection, c’est aussi particulier parce qu’il faut trouver les joueurs qui arrivent à jouer ensemble avec peu de préparation. Il va falloir trouver aussi les bonnes combinaisons.»
L’impact de «TLC» et Sylvain Francisco : «Ce sont des joueurs qui sortent d’une excellente saison en club. Il faut que nos meilleurs joueurs fassent de très bons matchs et c’est ce qu’on fait ce soir et Sylvain et Tim au scoring va en ce sens. Mais d’autres ont été très bons aussi. On les a vu dans le scoring, mais je trouvais qu’Evan (Fournier) a amené de la maturité, de l’expérience dans le jeu. Il n’a rien forcé. Rudy (Gobert) a été très précieux, surtout quand on revient dans le quatrième quart-temps, quand il y a eu un changement par rapport à Victor. Sylvain Francisco ? Il a les caractéristiques d’un joueur très agressif. Quand il faut donner un coup de booster, il devient redoutable. Il y a encore une grosse marge de progression quand c’est un peu plus calme, où il doit réussir à faire jouer l’équipe, mais ça prouve que la progression ne s’arrête pas. C’est vrai que quand il est comme ça sur des fins de match, ça devient un joueur ultra précieux, surtout qu’autour de lui, on a des joueurs de grande qualité, ça libère encore plus d’espace».
Propos recueillis en conférence de presse
