EN CHIFFRES – La DNCCG de la Ligue Nationale de Basket présente les budgets et les masses salariales des clubs de Betclic ÉLITE et ÉLITE 2 pour la saison 2026-2027. Il y a un monde entre Paris, Villeurbanne et le reste de la meute.

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Un gouffre. Engagés en Euroligue, le Paris Basketball et l’Asvel de Tony Parker ont des moyens sans commune mesure avec leurs rivaux nationaux. Ce n’est pas une surprise, mais c’est confirmé par l’examen des budgets et ses masses salariales sportives prévisionnels des clubs de Betclic Élite pour la saison 2026-27 après leur divulgation par la Direction Nationale du Conseil et du Contrôle de Gestion (DNCCG) de la Ligue Nationale de Basket (LNB).

Le club parisien dispose en effet d’un budget de 30.858.000 euros, en augmentation de 7%, et d’une masse salariale à 8.177.000 euros, en augmentation de 3%, contre 24.778.000 euros (+33%) et 7 884 000 (+73%) pour ce qui concerne Lyon-Villeurbanne, qui a un temps espéré présenter un budget XXL à 59 millions d’euros… avant de voir l’un de ses investisseurs retoqué par la DNCCG. «On paie les pots cassés de Monaco par rapport aux demandes et garanties, mais ce n’est que reculer pour mieux sauter. Je reste positif et concentré sur l’avenir. C’était frustrant cet été mais on a su construire une équipe compétitive en Euroligue et qui peut jouer tous les trophées en France», jugeait encore récemment Tony Parker, président et entraîneur de l’Asvel, qui affronte Paris à l’Adidas Arena ce mercredi, en Euroligue.

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Budget moyen en hausse, budget médian en baisse

À noter que la chute de Monaco, exclu des championnats professionnels et tout près de la liquidation judiciaire, entraîne une baisse du budget moyen (-12%) et de la masse salariale moyenne (-24%) au sein de l’élite hexagonale. Le budget médian (6,6 M€) est toutefois en légère hausse (3%) dans une ligue au sein de laquelle le budget moyen s’élève à 6,3 millions d’euros.

C’est d’ailleurs la JL Bourg, entraînée par le sélectionneur de l’équipe de France, Freddy Fauthoux, qui complète le podium des plus gros budgets de Betclic Élite pour la campagne 2026-27 avec 8.160.000 euros, devant Strasbourg (7.698.000 €), Le Mans (7.388.000 €), Chalon (7.339.000 €) ou encore Limoges (7.177.000 €). En queue de peloton, on retrouve Saint-Quentin, repêché à la dernière minute suite à l’éviction de l’ASM : 3.764.000 euros de budget pour le club picard, qui ne présente toutefois pas la plus faible masse salariale. C’est Boulazac, emmené par l’ancien joueur NBA Pat Beverley, qui arrive en dernière position (1.626.000 euros contre 1.409.000).

Orléans a mis les moyens

Saint-Quentin et Boulazac présentent en tout cas des chiffres bien inférieurs à ceux du club le plus richement doté de l’Élite 2, Orléans, avec 7.131.000 euros de budget et 1.950.000 de masse salariale. Dans l’antichambre de la première division, on affiche par ailleurs un budget moyen à 3,4 millions d’euros (-4% par rapport à la saison écoulée) et une masse salariale à hauteur de 946.000 euros en moyenne (+1%). Au total, et pour la troisième saison de suite, les 36 clubs professionnels du basket français représentent «un poids économique qui dépasse la barre symbolique des 200 millions d’euros», comme on s’en réjouit à la LNB. En l’occurrence, il est question de 212 millions d’euros pour la saison 2026-2027 qui vient à peine de débuter.