L’équipe de France a tranquillement écarté la Slovénie ce jeudi, à Bercy, et ainsi fait un nouveau pas vers la Coupe du monde 2027.

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Carton plein. Après leur succès au buzzer contre la Serbie (91-90), dimanche, à Orléans, les Bleus ont aisément disposé de la Slovénie (92-67) ce jeudi, dans une Accor Arena à guichets fermés, en match de qualification à la Coupe du monde 2027 au Qatar. Avec ce sixième succès en sept matches, le premier de la deuxième phase de qualification, l’équipe de France de Freddy Fauthoux fait un pas de plus vers le Qatar avant de se rendre en Suède dimanche.

22 points et 9 rebonds à mettre au crédit de la star de la soirée et du chouchou du public d’un Bercy bon enfant, Victor Wembanyama. Deux de ses coéquipiers ont terminé avec un total de points à deux chiffres, Matthew Strazel (13 pts) et Maxime Raynaud (13 pts). Sylvain Francisco (9 pts) et Rudy Gobert (9 pts) n’étaient pas loin de cette barre symbolique. Bel impact du revenant chez les Bleus, Terry Tarpey, avec 7 points, 6 rebonds et 2 interceptions. Sans Luka Doncic, absent pour ce rassemblement, la Slovénie n’a pas existé. À noter la maladresse folle des joueurs de coach Fauthoux à longue distance : 7/34 à trois points !

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Les Bleus démarraient avec le même cinq que dans le Loiret dimanche, et Wembanyama, au cœur de toutes les attentions. Applaudissent nourris, «MVP, MVP» à chacun de ses lancers, des maillots floqués à son nom partout dans la salle... Pas de doute, les Bleus sont entrés dans l’ère «Wemby». Superstar. En attendant, ils ont démarré la rencontre avec l’intensité nécessaire, trouvant de multiples ouvertures à l’intérieur et faisant pleuvoir les fautes slovènes (6-0). «Showtime» avec les alley-oops pour Hoard et Wembanyama (8-3), avant un ballon chapardé par Tarpey (11-3) et les majorés de «Wemby» et Hoard (19-7, puis 22-9). Cavalier seul pour une équipe de France bien trop grande, trop juste et trop athlétique.

Wembanyama agressif

Dans un premier temps, la sortie de l’Alien ne changeait pas la dynamique (25-11)... avant un petit relâchement (25-17). Oublié avec les six points de Strazel (31-17 fin QT1). Le deuxième quart repartait avec ce dunk à une main de «Wemby» qui faisait exploser Bercy (33-17, puis 37-17). A l’image du géant (2,24m) des Spurs, ultra agressif, les Bleus, moins adroits de loin, ne relâchaient pas la pression (41-23). Même le tandem «Wemby» /Gobert fonctionnait. Sans leur star mais avec un bon Raynaud et Francisco électrique, les Tricolores finissaient la mi-temps avec sérieux (52-32, puis 54-35 MT). Déjà 14 points de «Wemby».

Et si, pour une fois, les Bleus ne flanchaient pas dans le troisième quart ? Raté, avec des impairs à la pelle au retour des vestiaires (56-41). C’est grave docteur ? Le funambule Francisco rallumait la mèche, Wembanyama se muait en muraille infranchissable avant de mettre le couvercle avec hargne suite à un échec de Fournier de loin (64-41). Fin de l’alerte. Début de la déculottée, avec des Bleus aux mains actives et qui ne lâchaient rien, mais alors rien du tout, à l’image du chapardeur Tarpey, qui s’offrait (encore) un énorme d’un après une interception (73-42). À l’image de ce air-ball à 2 mètres du cercle de Samar ou d’un tir contré par Noua en sautant à peine, les pauvres Slovènes ne faisaient qu’écoper...

13-0 slovène, mais...

Ils n’étaient toutefois pas (encore) au tapis, passaient même un 13-0 à la France à cheval sur le troisième et le quatrième quart-temps (73-50 fin QT3, puis 73-55). L’adresse tricolore s’était envolée. Le jeu était moins léché, moins précis. Le coup de la panne. Machine grippée. L’issue de la rencontre n’était toutefois pas en danger car les Slovènes étaient toujours aussi impuissants. Fauthoux sortait Victor avec 4’12 à jouer (83-58). Le public pouvait célébrer et chanter une belle Marseillaise, avant de passer la dernière minute debout et de profiter d’un clapping toujours efficace (92-67 score final). Contrat rempli.