Les bons… et les mauvais points après la défaite française à Belgrade jeudi, en amical, contre la Serbie du «Joker».
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TOPS
Jokic dans tous les bons coups
Une masterclass signée Nikola Jokic. Si Victor Wembanyama semblait avoir pris la mesure de son adversaire dans le deuxième quart-temps (voir par ailleurs), le MVP de ce Serbie-France n’est pas très dur à désigner. Le «Joker» a remporté ce duel de géants face à «Wemby» avec la manière et les honneurs : 20 points, 9 rebonds, 8 passes décisives et 3 interceptions. On pardonnera au triple MVP ses trois pertes de balle et son faible 5/13 aux tirs. Passes délicieuses du milieu de terrain ou à terre près du cercle, petit «floater» astucieux… Le génial pivot a récité ses gammes devant son public et guidé la Serbie jusqu’au succès face aux Bleus (90-87) dans ce premier match amical, trois jours avant les retrouvailles, dimanche, à Orléans. Fort.
Noua et Ayayi marquent des points
Chez les Bleus, Sylvain Francisco (13 pts) a globalement assumé son rang. Matthew Strazel (12 pts) aussi, même si ce dernier est sorti avec cinq fautes. Chacun dans leur style, les deux meneurs ont largement contribué au retour des Bleus en fin de partie. Mention du jury pour le majoré du premier nommé avec la planche. On préférera mettre en avant le peps et l’impact de deux sans-grade sortis du banc, à savoir l’ancien Villeurbannais Amine Noua, auteur de 14 points et 5 rebonds, et du néo-Romain Gerald Ayayi, qui a inscrit 10 points et capté 5 rebonds aussi. À noter que ce dernier a eu l’occasion de jouer avec son frère, Joel (0 pt). Toujours est-il qu’Amine Noua et Gerald Ayayi n’ont pas eu froid aux yeux. Ils ont tout donné. Quelle énergie ! Si les hommes de Freddy Fauthoux n’ont pas coulé en seconde période, et qu’ils ont même eu des ballons pour égaliser au final, c’est aussi grâce à eux.
FLOPS
Wembanyama/Gobert, ça ne marche toujours pas
C’était l’une des curiosités de la soirée. Freddy Fauthoux avait choisi d’associer Victor Wembanyama et Rudy Gobert dans son cinq majeur. Au coup d’envoi et encore au retour des vestiaires. Un tandem alléchant sur le papier. Mais qui avait déjà prouvé son inefficacité en 2024. Vincent Collet s’était entêté pendant une bonne partie de la campagne… avant de revenir à la raison en quarts des Jeux olympiques et de remettre «Wemby» dans sa position préférentielle, près du cercle, Gobert en payant la note et filant sur le banc. Le test de jeudi soir n’a pas été plus concluant. Défensivement, ça ne marche pas, alors qu’on parle de deux des meilleurs défenseurs de la planète. Et offensivement, cela pousse Wembanyama à s’écarter.
Bref, c’est une fausse bonne idée. Au final, la Serbie a fait un chantier dans la raquette. Individuellement, Gobert est passé à côté de son sujet (6 pts, 3 rbs, 3 pds). Quid du nouveau capitaine de l’équipe de France ? Pour son premier match en Bleu depuis les JO de Paris et son premier match tout court depuis les finales NBA perdues avec les Spurs, en juin, le natif du Chesney a démarré doucettement avant de relever la tête dans le deuxième quart, avec notamment ce contre face à Jokic. Il a de nouveau disparu des radars en seconde période. Manque de rythme et de repères pour l’Alien de 22 ans, qui a terminé avec 10 points à 3/8 aux tirs, dont 1/6 de loin, 5 rebonds, 2 passes, 2 interceptions et 2 contres en 25 minutes, avec en prime… 6 ballons perdus.
Des Bleus trop brouillons et inconsistants
On pourrait vous parler de la maladresse d’Evan Fournier (0/5 de loin), pointer du doigt les trois ballons perdus par Matthew Strazel, vilipender l’entrée ratée de Nadir Hifi (0/5 à 3 points en 9 minutes)… On préférera évoquer des Bleus brouillons dans l’ensemble, surtout en seconde période d’ailleurs, avec notamment un vilain 9/33 à longue distance et 20 balles perdues. Ils ont aussi commis beaucoup trop de fautes, certaines très évitables, eux qui n’étaient menés que d’un petit point à la pause (46-45 MT) avant de prendre le bouillon au retour des vestiaires, dépassés par l’intensité des locaux. «On n’a jamais cessé de se battre, on a de la ressource», note «Wemby», soulignant la «combativité» tricolore. Trop tard. À noter que les vétérans Fournier et Gobert ont affiché le plus mauvais +/- de l’équipe de France jeudi soir à Belgrade : -12 pour chacun d’entre eux. Et -1 de «Wemby».
