Au lendemain de sa finale de Coupe du monde perdue face aux États-Unis, l’équipe de France est rentrée à Paris ce lundi. Elle tente de savourer sa médaille d’argent historique.
Passer la publicité Passer la publicité
Alain Contensoux, directeur technique national, achève son discours d’introduction devant les journalistes. La moitié des joueuses amorce de timides applaudissements qui ne sont pas suivis, déclenchant un petit fou rire dans la salle. L’équipe de France est rentrée à Paris ce lundi, sans le trophée de la Coupe du monde mais sans oublier sa joie de vivre à Berlin, où les États-Unis, comme aux JO 2024, a brisé son rêve en finale (97-79).
Dans leur histoire, les Bleues n’étaient montées qu’une seule fois sur le podium d’un Mondial : une médaille de bronze en 1953. «Ça démontre la difficulté d’atteindre ce niveau-là», a souligné Jean-Pierre Hunckler. Le président de la Fédération française de basket-ball (FFBB) n’avait que le mot «fierté» à la bouche lors de ce point-presse dans un hôtel 4 étoiles du 15e arrondissement de Paris. «Il faut mesurer le chemin qui a été fait. C’est le résultat de beaucoup d’années de travail. C’est une très grande fierté pour le basket français et le basket féminin», a appuyé Hunckler.
Passer la publicité
Le visage fermé de Gabby Williams
«Le secret, c’est d’avoir des joueuses talentueuses», a loué le sélectionneur Jean-Aimé Toupane. «Des joueuses qui, derrière leur capitaine (Gabby Williams), ont été extrêmement investies et ont porté haut les valeurs de la Fédération», a abondé Contensoux, tout en ayant un mot pour le staff technique, en place depuis la fin des JO de Tokyo en 2021 (médaille de bronze).
Pour autant, tout le monde ne voyait pas le verre à moitié plein. À commencer par Gabby Williams. «On apprécie beaucoup cette médaille», a juré la capitaine tricolore. Son visage fermé, ses réponses expéditives et son absence de sourire, même lorsque toutes ses camarades riaient à une blague, laissaient deviner la déception d’une compétitrice d’exception.
«Je suis fier de ce groupe. La déception est fraîche, elle est là, mais ça ne veut pas dire qu’on ne se rend pas compte de ce qu’on vient de faire», a expliqué Williams (30 ans), élue meilleure défenseuse de la Coupe du monde en plus d’avoir été la leadeuse offensive des siennes.
L’optimisme de la jeunesse
Après une dernière «punchline» de sa capitaine face aux médias, Marine Johannès a mimé un lâcher de micro pour amuser la galerie. Lorsqu’elle n’essayait pas de refourguer le micro à Valériane Ayayi ou Janelle Salaün sur la scène, l’arrière vedette des Bleues invitait ses coéquipières à «rester ensemble», rester unies, en vue de l’Euro 2027 et des JO 2028 à Los Angeles.
Pauline Astier, qui a échangé plusieurs chuchotements taquins avec Johannès, sa partenaire au New York Liberty, pendant que d’autres répondaient aux questions, avait la candeur de la jeunesse. La meneuse a bouclé, à 24 ans, son deuxième tournoi avec l’équipe de France. «Ce sont des expériences à prendre. Cela nous donnera encore plus de motivation pour la suite», a-t-elle positivé toutes dents dehors, comme Dominique Malonga, 20 ans, promise à écrire d’autres belles pages de l’histoire du basket français. Avec peut-être de l’or, qui fuit les Bleues depuis le championnat d’Europe 2009.
