La Chorale de Roane a écarté Lyon-Villeurbanne en demi-finale de la Supercoupe LNB ce samedi, à Roland-Garros.

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Première ratée. Pour le premier match officiel avec Tony Parker en tant qu’entraîneur, l’Asvel a subi la loi de Roanne, ce samedi, à Roland-Garros, lors de la première demi-finale de la Supercoupe LNB. Champions de France d’Elite 2 la saison passée et promus en Betclic Elite, les joueurs de… TJ Parker, le frère de Tony, réalisent un gros coup. Futurs adversaires de Paris ou Nanterre, ils le doivent à leurs qualités, bien sûr, mais aussi au manque de préparation d’une Asvel qui a été contrainte de revoir intégralement son recrutement.

19 points pour Darius Johnson du côté de la Chorale, 14 pour Dylan Affo Mama. Du côté de l’Asvel, 20 points pour Tremont Waters, meilleur scoreur de cette rencontre lors de laquelle les joueurs de Tony Parker n’auront jamais mené, pas la moindre seconde.

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Le bouillon d’entrée

Après un bel hommage à Tony Parker Sr, décédé en 2025, les fauves étaient lâchés. En manque criant de préparation, de rythme, l’Asvel prenait le bouillon (11-2), avec Hannah qui avait déjà inscrit 9 points à l’issue d’un premier quart à sens unique pour la Chorale (22-12 fin QT1). Pertes de balle idiotes (qui ont coûté 11 points lors des 10 premières minutes de jeu), pas ou peu de liant, trop de tentatives d’exploits individuels… Lyon-Villeurbanne n’y arrivait pas. La sortie de Hannah, blessé, ne faisait pas de mal à la «Green Team». Et les joueurs de «TP», plus sérieux, plus durs, et qui commettaient moins de perdre de balle, revenaient au contact grâce à leur talent, Waters (9 pts à la MT) en tête (33-31 MT).

À l’image de cette passe lumineuse de Diot pour Affo Massa dans la peinture, le collectif roannais était toutefois mieux en place, beaucoup mieux (48-37). Retour de l’opération portes ouvertes dans la défense villeurbannaise (54-41). Par moments, on percevait le potentiel de cette équipe, par moments seulement (54-46 fin QT3). Le reste du temps, on voyait surtout les erreurs et les fautes. Et encore, Roanne, qui perdait Affo Mama (14 pts, 7/10), touché à la cheville, n’avait pas l’adresse pour tuer le match (57-54).

Johnson imperturbable

En vieux briscard, Mills était dans tous les bons coups en toute fin de partie, quand l’Asvel voyait enfin la lumière, Washington égalisant aux lancers avec 2’31 à jouer (67-67). Les mains qui tremblent des deux côtés, personne pour rentrer un panier ! La peur, le Roannais Johnson ne la ressentait pas : il s’arrachait pour redonner les commandes à la Chorale avec 1’15 à jouer (69-67). Faute offensive de Washington sur la possession suivante, mais… perte de balle de Roanne et un lancer sur deux lancers pour Waters (69-69), 41’’1 à jouer. Waters répondait à Johnson (71-71). Ballon Roanne avec 9’’7 à jouer. Faute sur Johnson, qui rentrait ses deux lancers avec 2’’3 à jouer (73-71). La messe était dite (73-71 score final).