Les Bleues ont tranquillement disposé du Nigeria ce lundi, à Berlin, pour leur troisième et dernier match de groupes à la Coupe du monde. Match sans enjeu. Une démonstration.
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Jamais deux sans trois. La Hongrie (99-53) et la Corée du Sud (95-69) avaient déjà subi loi des Bleues lors de la Coupe du monde féminine, à Berlin, dans le groupe B. Lundi, c’était au tour du Nigeria (111-56). Un match sans enjeu, sachant que la France était d’ores et déjà assurée de terminer en tête du groupe et que les championnes d’Afrique en titre, elles, étaient déjà éliminées de la course à la qualification. Et ça s’est vu... Au moins du côté du Nigeria, qui a explosé en vol ! Sérieuses et appliquées ce lundi, les filles de Jean-Aimé Toupane devront encore attendre pour connaître leurs adversaires en quarts de finale de la Coupe du monde. Ce sera jeudi.
25 points à mettre au crédit de la capitaine de l’équipe de France, Gabby Williams, meilleure scoreuse de la partie. 19 points pour Janelle Salaün et 17 de Marine Johannes. Pauline Astier et Migna Touré ont également passé la barre des 10 unités, avec respectivement 12 et 16 points. Toutes les Bleues ont joué, y compris Aminata Gueye et Romane Bernies. Les Tricolores n’ont toutefois pas battu leur record historique de points (131 en 2002 contre la Tunisie) ou leur plus gros écart (+101 contre l’Irlande en 2025). Avec 22 tirs primés, elles ont néanmoins établi un nouveau record à la Coupe du monde.
Incapables de marquer pendant plus de deux minutes (0-5), les Nigérianes subissaient l’adresse à trois points de Salaun (x2) et Williams à trois points (3-11) d’entrée. Johannes s’y mettait aussi (7-16) ! Interceptions, rebonds… Les Bleues ne laissaient rien à leurs adversaires, dépassées (10-28, puis 13-31 fin QT1). Déjà 11 points et 3/4 à trois points pour l’intenable Johannes. Petite frayeur pour Malonga, touchée au genou dans la dernière minute. La joueuse de Seattle travaillait sur un vélo au deuxième quart avant de revenir au jeu.
Mascarade
Pendant ce temps, ses coéquipières continuaient de concasser le Nigeria, à l’intérieur ou de loin. Un récital pour des Bleues qui ont abordé cette partie de la meilleure manière. Les Nigérianes n’ont rentré leur premier panier du deuxième quart qu’avec 3’21 à jouer avant la pause, un tir primé de Kunaiyi (22-53). Que des lancers avant cela. Défensivement, c’était trop fort pour le Nigeria, qui continuait de voir pleuvoir les trois points. La France, qui récitait son basket (24-65 MT). Avec un tel écart, une telle domination, une telle démonstration, Toupane s’appuyait sur son banc à loisir, y compris Gueye.
Sans préparation digne de ce nom en raison de l’arrivée tardive des joueuses de WNBA, les Tricolores n’ont pas raté l’occasion d’emmagasiner de l’expérience collective dans cette mascarade de match. Elles continuaient en effet à appuyer sur le champignon au retour des vestiaires, Williams en tête. Le plein de confiance pour les Tricolores, qui ont terminé avec 22/40 à trois points, 35 points sur les pertes de balle adverses et 30 points dans la raquette à 12 (39-95 fin QT3 et 111-56 score final). Une boucherie, mais pas de conclusion à en tirer, il n’y avait clairement pas d’opposition ce lundi.
