L’équipe de France a fait forte impression face à la Chine ce jeudi, à Berlin, en quarts de finale du Mondial féminin.

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L’heure de la revanche. Éliminées par la Chine en quarts de finale du dernier Mondial, en 2022, les joueuses de l’équipe de France ont écarté la sélection de l’Empire du milieu (61-90) avec la manière ce jeudi, en quarts de la Coupe du monde féminine, à Berlin. Net et sans bavure pour Marine Johannes (15 pts), Janelle Salaun (15 pts), Gabby Williams (14 pts), Leïla Lacan (12 pts) et compagnie, en maîtrise du début à la fin dans cette partie.

Déjà impressionnantes en poules, les Bleues ont encore brillé par leur adresse, même si ça a diminué au fil du match (38%), mais aussi et surtout leur défense (21 pertes de balle provoquées) et aux rebonds (44 à 26).

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C’est costaud, c’est fort. Et historique. Quand la France avait pris le bronze en 1953, lors de la première édition du tournoi planétaire, c’était avec une poule finale. Depuis, elles n’ont jamais atteint les demi-finales. En fait, elles restaient sur six sorties de piste en quarts. Fin de la malédiction pour les vice-championnes olympiques de Paris, qui affronteront la Belgique ou l’Allemagne samedi. Dans l’autre partie du tableau, les ogresses américaines ont déjà composté leur billet pour les demies. Ce sera contre l’Espagne ou l’Australie. La grande finale, ce sera pour dimanche, évidemment à Berlin.

En maîtrise

Particulièrement adroites depuis le début du tournoi, les Bleues continuaient sur cette lancée avec le triple de Williams dans une entame de match idéale (7-14). La Chine répondait du tac au tac (14-14) mais explosait bien vite face à la défense agressive des Bleues, elles qui provoquaient six pertes de balle dans un premier quart-temps remporté 20-25 avec déjà 9 points de Johannes et 7 de Williams. Le tandem de choc continuait son festival au début du deuxième quart, après un triple d’Ayayi (25-34). Mais c’est surtout la défense qui faisait exploser la Chine, défense de fer, étouffante, harassante, intense. Déjà 11 pertes de balle chinoises à la pause, avec +17 au score pour les Tricolores, adroites, dominatrices aux rebonds et globalement en maîtrise (31-48 MT). Tous les voyants au vert à la mi-temps !

Du relâchement à la reprise ? Ça aurait été humain. On aurait pu le comprendre. Mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Les Tricolores ont démarré le deuxième acte comme elles ont terminé le premier, à l’image de Lacan en mode pitbull sur le plan défensif mais aussi efficace en attaque (31-53).

Han surnage

Un enfer pour les Chinoises, dépassés, sans solution face à la défense tricolore. Et comme Johannes montait dans les tours, avant un nouveau triple de Salaun, la France s’envolait malgré un petit coup de mou en fin de troisième quart (41-68, puis 48-70 fin QT3). Han, qui a terminé avec 21 points et 9 rebonds, était la seule à surnager. Mais le suspense a vite été éventé ensuite et coach Toupane pouvait pianoter sur son banc, reposer les cadres. La demie ne pouvait plus échapper à la France (61-90 score final).