PORTRAIT - Nommée capitaine avant la Coupe du monde, où la France affronte l’Allemagne en demi-finale ce samedi (16 h 30), Gabby Williams assume sa mentalité importée des États-Unis, son pays de naissance.

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Elle a placé ses mains de part et d’autre du visage de sa coéquipière, Janelle Salaün, et tenté d’étirer ses lèvres en un grand sourire. Une façon de lui dire qu’il faut se réjouir lorsqu’on vient de recevoir le trophée de meilleure joueuse d’un quart de finale de Coupe du monde, remporté quelques minutes plus tôt contre la Chine (90-61). Gabby Williams veut de la joie, mais le mot ne doit pas rimer avec rassasiée.

« On pense à gagner ou rien », a-t-elle dit jeudi soir pour résumer la nouvelle mentalité de cette équipe de France, en mode rouleau compresseur depuis le début du tournoi. Les Bleues, qui n’avaient jamais atteint le dernier carré d’un Mondial, partent favorites de leur demi-finale contre l’Allemagne, pays hôte, ce samedi (16 h 30, TMC) à Berlin. Elles le doivent en partie à cette capitaine singulière (1,80 m), née dans le fin fond du Nevada, et qui n’en serait pas là si sa grand-mère maternelle n’était pas tombée amoureuse d’un Américain dans les années 1960 à… Berlin. Ironie…