De retour à la compétition sur le WTA 1000 de Pékin deux semaines après sa défaite en finale de l’US Open face à Elena Rybakina, Aryna Sabalenka a été interrogée en conférence de presse d’avant tournoi sur un sujet récurrent ces derniers mois : l’impact de l’utilisation des réseaux sociaux sur la carrière d’un joueur.

Et alors qu’elle s’est montrée très active depuis quelques temps, la Biélorusse a tenu à réfuter cette thèse. Extrait.

Q. J’ai l’impression que, de nos jours, les gens ont tendance à porter des jugements très sévères sur les joueurs qui sont actifs sur les réseaux sociaux, surtout lorsqu’ils ne réalisent pas de bonnes performances sur le court. Pensez‐vous qu’il existe un lien entre le fait d’être actif sur les réseaux sociaux et le fait d’être un bon joueur ? Est‐ce que cela nuit à la concentration du joueur, ou n’y a‑t‐il absolument aucun lien entre les deux ?

ARYNA SABALENKA : Ce n’est pas grave. J’ai l’impression que les gens jugent les autres en fonction de leurs propres sentiments. Ça n’a rien à voir avec nous. S’ils pensent qu’ils ne seraient pas capables de faire ça, ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas le faire. Pour moi, ça n’a rien à voir avec les réseaux sociaux. Les gens se disent : « Bon, elle est sur les réseaux sociaux, donc elle ne s’entraîne pas. » En réalité, on y passe, je ne sais pas, 30 minutes par jour. Je ne vois pas en quoi ça peut être une source de distraction. Si on aime ça, si on s’amuse, si on a envie de partager sa vie sur les réseaux sociaux, il faut le faire. J’en suis à un stade où je me dis que les gens vont te juger de toute façon. Elle est active ou elle ne l’est pas. Elle est comme ça ou comme ça. C’est comme si on n’était jamais assez bien aux yeux des autres. Je me dis : pourquoi est‐ce que je m’en soucierais ? Je m’en fiche complètement (sourit).

Publié le mardi 29 septembre 2026 à 11:37