Qualifié pour les quarts de finale de l’ATP 500 de Bâle où il sera opposé à Taylor Fritz ce vendredi dans un match très important pour le Masters de Turin, Arthur Fils a pris le temps de s’entretenir longuement avec nos confrères de L’Équipe il y a quelques jours.

Notamment interrogé sur ses grandes ambitions lorsqu’il était plus jeune, le protégé de Goran Ivanisevic, qui a quitté le système fédéral fin 2023, n’a pas hésité à tacler ce dernier sur certains de ses aspects. Extrait.

Mais plus jeune, quand vous disiez que vous vouliez être numéro 1 mondial et gagner des Grands Chelems, comment on vous regardait ?

C’est assez paradoxal. J’ai grandi avec une éducation où mes parents m’ont toujours dit que je pouvais être le meilleur dans n’importe quoi. Ils m’ont toujours poussé vers l’excellence. J’ai toujours voulu être le meilleur, peu importe ce que je faisais, l’école, le foot, le tennis. Mais, quand tu passes par le chemin fédéral, c’est un peu différent. Malheureusement, j’appelle ça une mentalité plus « européenne ». Quand on dit tout haut ce qu’on pense, en général, ça peut être un peu compliqué. On peut nous dire : « Tranquille, reste à ta place, reste dans le rang, sois basique, comme tout le monde ». Je n’avais pas envie d’être comme ça. Je n’ai pas envie d’être comme ça. C’est pour ça que j’ai l’habitude d’avoir pas mal de confiance. Bien sûr, quand tu as beaucoup de confiance, on va te casser un peu. C’est normal, ça fait partie du métier.

Publié le vendredi 30 octobre 2026 à 12:12