En lançant une entreprise de chimie verte en pleine carrière, l’ex-joueur d’Arsenal et de l’AC Milan aurait amassé plusieurs milliards.

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Mathieu Flamini fait partie de ceux qui n’ont pas attendu la fin de leur carrière pour préparer l’après-football. En 2013, alors qu’il évoluait encore à l’AC Milan, l’ancien international français a cofondé GFBiochemicals, une entreprise spécialisée dans la chimie verte. Son objectif était de développer la production d’acide lévulinique, une molécule issue de la biomasse qui peut remplacer certains produits dérivés du pétrole.

Mené en parallèle de sa carrière sportive

Dans le podcast Anatomie d’une décision de L’Express, l’ancien milieu de terrain explique que cette aventure est née d’une préoccupation environnementale. «Depuis très jeune, j’ai eu cette opportunité de comprendre quels pouvaient être les impacts négatifs de l’être humain sur la planète», raconte-t-il. Une sensibilité qui s’est progressivement transformée en projet entrepreneurial, mené en parallèle de sa carrière sportive. «C’est une passion qui s’est développée en parallèle de ma passion pour le football», résume-t-il.

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Pour développer son entreprise, Mathieu Flamini a profité de son temps libre et de ses nombreux déplacements liés au football. Pendant que certains joueurs se consacraient aux loisirs entre deux entraînements, lui choisissait d’apprendre et de préparer son avenir. «Après les siestes, certains joueurs préfèrent jouer à la Playstation, faire du shopping ou aller se promener. Moi, j’ai décidé de prendre une voie un petit peu différente : apprendre et me développer», explique-t-il.

10 milliards de sterling

Cette activité lui permettait également de prendre du recul sur les exigences du haut niveau. «Avoir cette possibilité de s’exprimer en dehors du terrain, ça peut permettre de s’échapper et de revenir encore plus fort après des blessures ou des passages à vide», estime l’ancien joueur d’Arsenal et de l’AC Milan. Une parenthèse devenue un véritable empire entrepreneurial. Car la valorisation de son entreprise de chimie verte atteindrait 10 milliards de livres sterling, selon certaines estimations relayées par la presse.

Le parcours de l’ancien international français n’est pas sans ironie. Lui-même reconnaît que ses activités actuelles sont loin de ses préférences scolaires. «Ma vie est un paradoxe parce qu’à l’école, je n’aimais pas beaucoup deux matières : l’anglais et la chimie. Et aujourd’hui, je parle 90% du temps en anglais et je me retrouve à la tête d’un groupe de chimie verte», raconte-t-il dans le podcast de L’Express.