PORTRAIT - Patron du football européen depuis dix ans, l’ancien avocat slovène a étendu son influence au fil du temps pour devenir le visage du contre-pouvoir face au président de la fédération internationale.
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Il a cette voix grave, celle des hommes de l’ex-Yougoslavie, alourdie par les horreurs qui ont accompagné son entrée dans la vie active. Aleksander Ceferin, né à Ljubljana en 1967, se souvient du soir où il dînait chez ses parents en 1991, lorsqu’un homme a sonné à la porte. « Il nous a dit : “La guerre a commencé.” » Cinq ans après son service militaire, où il avait rencontré des Croates, des Bosniens et des Serbes, le voilà rappelé sous les drapeaux, et pas dans le même camp que ses anciens frères d’armes. Heureusement, « ça n’a duré que 10 jours en Slovénie », racontait-il dans le podcast « The Overlap » de l’ancien footballeur anglais Gary Neville en 2023.
Difficile, quand on connaît les origines du président de l’UEFA, d’utiliser le mot « guerre » dans la fronde qu’il mène face au patron de la Fifa, Gianni Infantino, dont l’ambitieux projet d’investissements privés à la fédération internationale a été avorté en grande partie à cause du soulèvement de la confédération…
