Quelques jours après sa douloureuse défaite contre Alexander Zverev en huitièmes de finale du Masters 1000 de Shanghai, Alexander Bublik a décidé d’enchaîner avec le tournoi d’Almaty, chez lui, au Kazakhstan.

Longuement interviewé par nos confrères russes de Championat, l’actuel 22e joueur mondial a notamment évoqué son style de jeu qui détonne comparé à la majorité des joueurs du circuit.

« Je pense qu’il y a toujours de la place sur le circuit pour les joueurs atypiques comme moi, mais elle est très limitée, car peu importe ce que l’on pense de mon tennis, de mon jeu si particulier, ou du fait que je m’entraîne peut‐être moins que les autres, ce sont les voies qui mènent au sommet du tennis. Prenons le top 50, le top 30. Après tout, c’est un niveau incroyable. Comment y parvenir ? Tout le monde n’y arrive pas sans travail acharné, sans routine. Combien de jeunes joueurs, des gars de 20–21 ans, classés entre la 200e et la 300e place, sont surpris ! Ils pensent tous que j’arrive sur le court, que je m’entraîne deux fois moins et que je repars. Non, c’est la même routine. J’ai simplement trouvé un moyen de rester vivant dans cette routine, avec mes émotions, parfois positives, parfois négatives. Et j’ai aussi réussi, tant bien que mal, à intégrer le top 10, à me maintenir dans le top 20 et à remporter de nombreux tournois. Mais si je devais un jour devenir entraîneur, je n’apprendrais à personne à jouer comme moi. Car quand on s’entraîne, qu’on est discipliné, qu’on fait tout parfaitement, les chances de réussite sont tout simplement plus élevées. »

Publié le dimanche 18 octobre 2026 à 17:20