La Direction de l’arbitrage, liée à la Fédération française de football (FFF), a désigné des axes qui visent à améliorer les prises de décision sur les terrains.
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La Ligue 1 est le meilleur championnat d’Europe... au temps de jeu effectif. Selon l’Observatoire du football CIES (Centre International d’Étude du Sport), le championnat de France, avec 56 minutes et 56 secondes en moyenne par match la saison dernière, devançait les championnats anglais, allemand, italien et espagnol. Et la Fédération française de football (FFF) entend perpétuer cela à travers l’arbitrage.
L’objectif est constant : «Avoir un arbitrage au service du jeu», prône Antony Gautier, directeur de l’arbitrage à la FFF, qui a présenté au siège de la Fédération, lors d’un point-presse ce mercredi, les grands axes qui visent à accomplir ce but. De nouvelles règles sont entrées en vigueur depuis la reprise fin août. Elles ont été aperçues lors de la Coupe du monde 2026.
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Lutter toujours plus contre les gains de temps
Parmi elles, la règle des 10 secondes pour un changement. «À partir du moment où le quatrième arbitre a indiqué, avec son panneau, au joueur sortant qu’il doit quitter l’aire de jeu, il dispose de 10 secondes pour le faire», explique Benoît Bastien, directeur technique de l’arbitrage adjoint. Si le délai est dépassé, le joueur entrant doit patienter au moins une minute, laissant ses partenaires en infériorité numérique. Précision importante : il ne peut ensuite entrer que sur un arrêt de jeu.
Cette règle en rejoint d’autres similaires, comme les 5 secondes pour jouer une touche (sans quoi la touche est inversée) ou une sortie de but (corner pour l’adversaire). La Direction de l’arbitrage souhaite «lutter contre certains comportements déviants», dont ceux qui visent à gagner du temps, comme dans le cas d’une blessure légère. Si les soigneurs doivent intervenir, ou si l’arbitre n’avait pas sifflé de faute mais doit arrêter le jeu pour un joueur au sol, le principal concerné doit sortir au moins une minute.
Un corner peut être annulé par la VAR
Au rayon des nouveautés, il y a aussi «l’élargissement du protocole» de l’assistance-vidéo à l’arbitrage (VAR), expose Romain Delpech, responsable de la VAR au sein de la Direction de l’arbitrage. Jusqu’ici, la vidéo n’était appelée que dans quatre situations : un but, un penalty, un potentiel carton rouge ou une erreur d’identification d’un joueur sanctionné.
Désormais, un corner accordé à tort peut être rectifié «si cela ne retarde pas la reprise du jeu», précise Delpech. La VAR peut aussi intervenir pour corriger un second carton jaune synonyme d’exclusion s’il est «manifestement infligé à tort». En revanche, elle ne peut pas interférer dans le cas d’un premier carton jaune.
Nous demandons à nos arbitres une fermeté accrue sur les contestations et les simulations, que nous voulons voir disparaître de nos terrains.
Antony Gautier, directeur de l’arbitrage à la FFF
La Direction de l’arbitrage a par ailleurs réaffirmé son souhait d’une «uniformité» de ses décisions «de la Ligue 1 jusqu’au National 2 (cinquième division)». Même si, «malheureusement, il y a des situations qui sont source d’interprétation et qui ne se concluent pas par une réponse blanche ou noire», rappelle Gautier, chaque arbitre ayant «sa sensibilité».
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Enfin, le directeur de l’arbitrage martèle le désir d’une «fermeté accrue sur les contestations et les simulations, que nous voulons voir disparaître de nos terrains». Les arbitres ont pour consigne de sanctionner «tout joueur qui court vers un arbitre, même s’il est capitaine», appuie Bastien, évoquant l’importance du rôle des capitaines, les seuls autoriser à discuter d’une décision avec l’arbitre, et responsabilisés afin de maîtriser leurs coéquipiers. «Quand on a des capitaines qui sont partenaires, ça se passe toujours très bien», conclut Bastien.