Leaders au classement de la phase de ligue, les Parisiens se déplacent à Villarreal ce mardi, en Ligue des champions.

Passer la publicité Passer la publicité

Quatre à la suite ? Comme la saison dernière, le Paris Saint-Germain a entamé sa campagne de Ligue des champions tambour battant. Trois matchs, trois victoires, la tête au classement. Une entame en forme de message envoyé à l’Europe, celui que les doubles champions d’Europe sont plus que jamais dans la course à leur propre succession. Ils passeront un nouveau test ce mardi (21h, Canal+), lors de la quatrième journée, avec ce duel face aux Espagnols de Villarreal, au Madrigal, tout près de Valence. «J’adore ce genre de test», sourit Luis Enrique, méfiant. Et d’ajouter : «Soit on est à notre meilleur niveau, soit on ne gagnera pas», martèle-t-il.

Une affiche moins prestigieuse que les deux précédentes, c’est sûr, mais qui vaudra le même nombre de points et demandera donc le même sérieux de la part des joueurs de Luis Enrique, vainqueurs de Manchester City (4-2) et du Barça (4-2) lors de leurs deux dernières sorties européennes et qui restent sur neuf victoires, toutes compétitions confondues. Les blessures de plusieurs cadres, dont Khvicha Kvaratskhelia pour de longs mois, ont rappelé qu’il vaut mieux battre le fer tant qu’il est chaud et qu’il convient de prendre des points le plus vite possible. Et ce afin de rallier la phase finale sans trembler, voire carrément finir dans le Top 8 et s’éviter un barrage.

Passer la publicité

Cinq points en cinq matchs l’an dernier

L’expérience de l’année passée est encore dans toutes les têtes : cinq points dans la musette seulement sur les cinq derniers matchs de phase de ligue. À défaut de trembler pour leur qualification, comme ce fut le cas en 2025, ils avaient été éjectés du Top 8 sur la dernière journée, contre Newcastle (1-1), ce qui les avait contraints de disputer un barrage face à Monaco (3-2, 2-2).

À lire aussi PSG : «On a toujours faim», un message envoyé à l’Europe du football… et des inquiétudes

Outre la leçon reçue face au Bayern (1-2), Paris avait notamment lâché des points à Bilbao (0-0) ou sur le terrain du Sporting (2-1), des adversaires moins prestigieux que le Barça en tout début de campagne (victoire 1-0). Si les Rouge et Bleu veulent s’éviter un début d’année plus chargé que nécessaire et démarrer la seconde partie de la compétition directement en huitièmes de finale, ça passera par des points pris à l’extérieur. Ils ont déjà passé, avec succès, les deux cols hors catégorie qui les attendaient, c’est-à-dire leurs deux adversaires du premier chapeau. Ils doivent désormais enchaîner sur le plat, en jugulant les échappées d’une équipe espagnole qui alterne le bon… et le beaucoup moins bon depuis le début de la saison.

C’est impossible (de gagner) si les joueurs n’ont pas l’ambition, la qualité et la volonté de courir pendant tout le match.

Luis Enrique

«Si tu penses que tu vas gagner le match en te basant sur les résultats du début de saison, tu vas te rater, assène Luis Enrique. C’est impossible si les joueurs n’ont pas l’ambition, la qualité et la volonté de courir pendant tout le match. On verra un beau Villarreal. C’est une très bonne équipe avec un très bon entraîneur. Il faut montrer qu’on est prêts dès la première minute, qu’on a l’ambition pour gagner. Les résultats du passé ne serviront à rien», glisse-t-il.

À lire aussi «J’aime ce type de test» : Luis Enrique méfiant avant Villarreal-PSG

Passé sous la coupe du jeune (38 ans) Inigo Pérez à l’intersaison, Villarreal n’apparaît qu’à la huitième place au classement de la Liga (3 victoires, 3 nuls et 5 défaites), à égalité de points avec le 12e, après sa défaite 0-1 contre l’Espanyol, vendredi, à domicile. En Ligue des champions, Gerard Moreno et ses coéquipiers n’ont pris le meilleur que sur Naples (3-1) au cours de leurs trois matchs, mais ils ont craqué à Dortmund (3-2) et ont cédé lors d’un match fou à Liverpool (4-3) lors de la dernière journée. En clair, le «Sous-marin jaune» a besoin de points pour espérer rallier la phase finale de C1.

Mikautadze, Pépé, Gueye… Les retrouvailles

Pas de superstar dans ce groupe, mais plusieurs figures bien connues de Ligue 1, dont l’ex-Lyonnais Georges Mikautadze, mais aussi l’ancien Marseillais Pape Gueye, l’ex-Toulousain Logan Costa et l’ancien Lillois Nicolas Pépé, ancien flop à 80 millions d’euros du côté d’Arsenal, arrivé libre à Villarreal en 2024 en provenance de Trabzonspor. Retrouvailles.

À lire aussi Villarreal-PSG : «C’est un entraîneur très spécial», Pacho conquis par Luis Enrique

Passer la publicité

En résumé, même avec une infirmerie bien remplie, le Paris Saint-Germain partira avec la faveur des pronostics à Valence. Un PSG qui a fait le boulot chez la lanterne rouge havraise vendredi (victoire 5-1), avec notamment un triplé d’Achraf Hakimi. La 127e victoire de Luis Enrique à Paris, ce qui en fait l’entraîneur le plus victorieux de l’histoire du club. Un match lors duquel le technicien espagnol a, comme souvent, eu le loisir de reposer certains cadres, Fabián Ruiz, Vitinha, João Neves, Désiré Doué ou Willian Pacho n’étant même pas entrés en jeu ! Pour les Rouge et Bleu, les voyants sont au vert pour faire couler le «Sous-marin jaune» ce mardi. Le piège, c’est ça…