Invitée par les organisateurs, la lauréate des éditions 2000 et 2001, âgée de 46 ans, a subi au premier tour de l’US Open sa quinzième défaite consécutive, en quinze tournois disputés grâce à une invitation.

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Si elle n’est pas une légende vivante comme sa sœur Serena (23 titres du Grand Chelem en simple), Venus, l’aînée des sœurs Williams, reste une immense championne. L’Américaine, aux sept titres du Grand Chelem, numéro un mondiale pendant onze semaines en 2002, a marqué l’histoire de son sport. Aucun débat là-dessus. Et à 46 ans, un âge auquel l’immense majorité de ses collègues ont rangé leurs raquettes, la championne court encore et semble toujours prendre du plaisir. « Je continue de donner le meilleur de moi-même dans tout ce que je fais, comme je l’ai toujours fait. J’y mets la même énergie, les mêmes efforts, la même concentration, la même détermination. Je continue d’apprendre de nouvelles choses. Cela a toujours été ainsi tout au long de ma carrière. Le but est de profiter du processus », avait-elle déclaré à Toronto avant le WTA 1000 du Canada, où elle avait reçu une wild card avant de s’incliner au premier tour.

La wild card permet à une joueuse ou à un joueur de participer à un tournoi alors que son classement ne lui en donnerait normalement pas le droit. Aux yeux des organisateurs, l’immense carrière de Venus Williams justifie une invitation à chaque fois. Sur ce point, un débat peut être relancé. Car l’ancienne n° 1 mondiale prive de précieuses opportunités de jeunes joueuses susceptibles d’éclore sur le circuit, ou de joueuses revenant de blessure qui pourraient encore se montrer compétitives. À 46 ans, l’aînée des Williams est forcément moins forte, mais son nom permet assurément, aussi, de vendre davantage de billets qu’une jeune joueuse inconnue du grand public…

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Au milieu de l’année dernière, la double lauréate de l’US Open avait choisi de reprendre la compétition. On connaît la suite : les invitations s’enchaînent, les défaites aussi. Retombée à la 664e place mondiale, Venus a encaissé, dans la nuit de dimanche à lundi, contre Sofia Kenin, sa 15e défaite consécutive en simple, dont 12 en 2026. Elle n’a pas démérité avec sept balles de set pas converties dans le deuxième set. Mais les faits sont là. Cette année, elle n’a remporté que quatre sets en simple sur l’ensemble de la saison… Depuis le début de l’année, elle a notamment joué à Auckland, Hobart, l’Open d’Australie, Indian Wells, Miami, Madrid, Bad Homburg, Washington, Toronto puis Cincinnati, sans parvenir à renouer avec la victoire. Son dernier succès remonte au tournoi WTA de Washington de l’an dernier, et l’avant-dernier date du… 14 août 2023. En s’inclinant dès son entrée en lice à l’US Open, elle intègre le top 5 des plus longues séries de défaites de l’histoire de la WTA… Un record dont elle se serait bien passée.

Il y a quelque chose de triste à voir une icône du tennis féminin enchaîner les défaites sur le circuit. Elle restait sur une claque contre la Colombienne Emiliana Arango, issue des qualifications et 95e mondiale : 6-2, 6-2, en seulement 1 h 06. L’Américaine avait notamment commis 40 fautes directes pour seulement 20 coups gagnants. Avec le poids des ans — et des blessures —, son niveau est très éloigné de celui des meilleures joueuses. Et c’est logique. Tout comme le débat sur la légitimité de ses invitations successives. Dans son podcast, l’ancien numéro un mondial Andy Roddick avait pris la défense de sa compatriote : « Venus, tout comme Stan Wawrinka, ne prend pas la place de quelqu’un qui l’a méritée sur la base du classement. Ont-ils potentiellement obtenu une wild card au détriment d’un joueur prometteur ? Bien sûr. Qui mérite le plus cette place ? Je dirais que c’est la personne qui a remporté Wimbledon cinq fois. »

À l’US Open, le débat a été relancé, d’autant que Stan Wawrinka, qui prendra sa retraite à l’issue de la saison, s’était dans un premier temps vu refuser une invitation. Une déception légitime pour le Vaudois de 41 ans, 127e mondial, qui avait remporté le tournoi en 2016, l’un de ses trois titres du Grand Chelem. Mais, après le forfait sur blessure de l’Américain Patrick Kypson, les organisateurs ont finalement réattribué l’invitation à Stan Wawrinka. De quoi éviter une polémique…

Une certitude : celle attribuée à Venus en double, où elle est alignée avec sa sœur Serena, coule beaucoup plus de source. Les deux sœurs Williams pourraient se révéler encore très compétitives…