Le champion du monde du 10.000 mètres s’interroge sur les revendications des lycéens en dénonçant les dégradations et en défendant les valeurs d’effort et de travail en France.
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Entré dans l’histoire du sport français en remportant à Tokyo en 2025 le 10.000 mètres aux Championnats du monde, Jimmy Gressier n’a jamais eu sans langue dans sa poche. Le Nordiste de 29 ans, monté sur la troisième marche aux Championnats d’Europe cet été (sur 10.000 m) l’a une fois de plus démontré en prenant position sur la crise du mouvement lycéen. Dans un message sur Instagram, le fer de lance de l’équipe de France d’athlétisme avoue ne pas comprendre les revendications de la jeunesse tout au long de la semaine.
«Je ne comprends pas»
«Non, je ne comprends pas», explique en préambule Jimmy Gressier avant de s’expliquer. «Je ne comprends pas qu’on manifeste parce qu’une journée de 8h à 18h serait devenue insupportable», pose-t-il en faisant référence aux plaintes récurrentes des lycéens concernant leur emploi du temps.
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Le coureur de fond aborde alors le sujet des dégradations commises au long de la semaine un peu partout en France. «Je comprends encore moins qu’on en arrive à casser, dégrader et incendier des camions de pompier. Des camions qui ne sont pas là pour réprimer. Pas là pour juger. Ils sont là pour sauver des vies», ajoute-t-il en rappelant que quatre pompiers avaient perdu la vie cet été en luttant contre les feux. «D’un côté, des hommes donnent leur vie pour servir. De l’autre, certains détruisent les moyens qui servent à protéger et secourir», déplore le champion tricolore qui élargit sa réflexion dans la suite de son message.
« À quel moment avons-nous perdu le sens de l’effort, du respect et des responsabilités ? »
Jimmy Gressier
«À quel moment avons-nous perdu le sens de l’effort, du respect et des responsabilités ?», s’interroge-t-il. «Le travail n’est pas une injustice. L’effort n’est pas une oppression. Et la violence ne sera jamais une revendication», écrit-il avant de conclure : «Il y a des images qui interrogent profondément sur les valeurs que nous transmettons. Il faut que ça change.»
