Choix de Zidane, enjeux, ambiance … Découvrez tout ce qu’il faut savoir avant le très attendu Turquie-France, premier opus d’une nouvelle ère pour les Bleus.
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Pourquoi ce match est-il un évènement ?
La réponse tient en deux mots : Zinédine Zidane. Pour ses grands débuts en équipe de France dans le costume de sélectionneur, le nouveau patron crée l’évènement partout où il passe. Siège de la FFF, Clairefontaine, hôtel des Bleus, stade d’Izmit… Le public n’attend que lui. Et ses joueurs passent au second plan. La «Zizoumania». Lui veut ne penser qu’à son groupe, aux matches, et à la Turquie, mais son aura balaie tout. Le champion du monde 1998, qui convoite ce poste depuis tant d’années, ne cache pas son plaisir de lancer une nouvelle ère.
«On connaît très bien son importance dans le foot français, admet Adrien Rabiot. Son aura. Il prend beaucoup de place et les gens en attendent beaucoup. Lui essaie de se mettre en retrait le plus possible. Faire en sorte qu’on parle le plus possible des joueurs. Ça peut permettre d’être plus tranquille parfois pour les joueurs.»
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Pourquoi Kylian Mbappé ne s’est-il pas présenté en conférence de presse d’avant-match ?
Le capitaine des Bleus, absent de l’entraînement mardi pour un syndrome grippal, a depuis fait toutes les séances avec ses partenaires. Et jeudi soir, dans les travées du stade d’Izmit, la caravane des suiveurs s’attendait à le voir se présenter face aux médias pour la première de Zinédine Zidane. Raté, c’est Adrien Rabiot qui a répondu aux médias. Interrogé sur ce sujet, le sélectionneur a simplement rétorqué que l’UEFA souhaitait un joueur et le capitaine.
Jusqu’à 15 minutes avant le point presse, l’identité du Français amené à se présenter n’avait pas été divulguée. Comme souvent ces derniers mois, les internationaux ne se bousculent pas pour répondre aux médias. Le capitaine a refusé cette fois-ci, après avoir beaucoup (trop) parlé dans sa quête du Ballon d’Or. À sa décharge, il est l’un des seuls Bleus à avoir assumé son statut dans cet exercice durant la Coupe du monde. Contrairement à d’autres censés être des cadres du vestiaire.
Quelle équipe de France sera alignée pour la première de Zidane ?
La volonté du nouveau sélectionneur est claire : gagner les quatre matches et proposer du jeu. «On veut faire du spectacle», avance même Adrien Rabiot. Une ambition assumée par Zidane, qui n’a cessé, avec ses adjoints, d’insister sur l’intensité, les courses et la volonté de jouer sur la largeur à l’entraînement cette semaine. Pour y parvenir, l’équipe de France devrait évoluer en 4-3-3. Devant, de gauche à droite, l’attaque Mbappé-Dembélé-Olise. Au milieu de terrain : Rabiot-Koné-Cherki. Il sera intéressant de voir la position du joueur de Manchester City, attendu dans un rôle de relayeur. Après son mauvais Mondial et une attitude discutable contre l’Angleterre, il doit proposer autre chose pour le lancement d’une nouvelle ère. En défense, Truffert semble partir devant Diouf, tandis que la charnière Jacquet-Upamecano semble plaire à «ZZ», avec Koundé à droite. Et Maignan au but.
Quelle est l’ambiance en Turquie ?
La venue de Zidane a offert jeudi soir une séquence originale en conférence de presse. Signe d’un statut pas comme les autres. Un de nos confrères turcs a tout simplement clamé son admiration et sa joie de poser une question à l’ancien numéro dix mythique de la France, avant de lui demander s’il pouvait lui signer un autographe. «On fera ça après, sans problème», a répondu en souriant «Zizou». Outre cet instant, les supporters turcs font le pied de grue devant l’hôtel des Bleus, mais aussi pour celui de leur sélection (établissement où logent certains médias français, dont Le Figaro). L’attente est là envers les hommes de Vincenzo Montella, et l’ambiance promet d’être chaude vendredi soir. «On connaît la réputation des équipes turques de club, de même pour l’équipe nationale, plante Adrien Rabiot. On est prêts à cela, c’est un peuple très fier de son équipe nationale, on essaiera de faire abstraction de tout ça. On essaiera de donner du spectacle et de gagner cette rencontre.»
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Pourquoi ce match ne se joue-t-il pas à Istanbul ?
Située à plus de cent kilomètres d’Istanbul, la rencontre entre la Turquie et la France se dispute Izmit dans une enceinte modeste de 34.824 places, habituellement occupée par l’équipe locale de Kocaelispor. Un choix qui a pu étonner au sein de la FFF, mais la raison est toute trouvée. Éliminée dès le premier tour de la Coupe du monde, malgré l’élargissement à 48 nations, la sélection turque du technicien italien Vincenzo Montella retrouve ses supporters durant cette séquence internationale. La fédération a estimé que disputer des matches à Istanbul, avec une éventuelle hostilité des supporters locaux, et de possibles débordements, n’était pas forcément une bonne idée. Le choix de la raison ? Réponse vendredi soir.