Les champions d’Europe parisiens visent un nouveau trophée ce dimanche, chez des Lensois qui les ont poussés dans leurs retranchements la saison passée.
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«Ce n’est pas un trophée important». Voilà ce que disait Luis Enrique mercredi, après la victoire de «son» PSG mercredi, contre Aston Villa (2-1), pour le gain de la Supercoupe d’Europe. S’il a cette vision d’un trophée européen, vous imaginez ce qu’il pense du Trophée des champions. N’y voyez pas un manque de considération ou la preuve que Paris se croit au-dessus de la mêlée. En fait, le coach espagnol a bien raison. Il a simplement relevé l’évidence. Les trophées qui comptent, c’est la Ligue des champions, la Ligue 1 ou la Coupe de France. Tout le monde le sait. «C’est un trophée important, mais on ne sera pas jugés sur ça», avait-il précisé mercredi, à Salzbourg. Il en sera de même à Lens ce dimanche (20h45, Ligue 1+).
C’est en effet à Bollaert que les Parisiens tenteront de remporter un nouveau Trophée des champions, le cinquième de suite, le quinzième au total. Moins exotique que la dernière édition, disputée… au Koweit, face à l’OM (2-2, 4-1 tab). Pas de délocalisation à l’étranger cette fois pour ce traditionnel match de gala qui oppose le champion de France au lauréat de la Coupe de France. Ni de terrain neutre, ce qui semblait pourtant relever de l’évidence dans le cas d’une organisation en France… La LFP a procédé à un tirage au sort remporté par le RCL pour décrocher l’organisation de l’événement. Ce qui n’a pas plu aux Ultras parisiens (CUP), qui boycotteront le déplacement. Ils estiment que les supporters des deux camps auraient dû bénéficier du même traitement et fustigent «l’incompétence» de la Ligue. Ambiance…
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Le PSG n’est pas prêt, mais…
Luis Enrique n’est pas beaucoup plus séduit par l’idée d’un déplacement en terre ennemi, mais il faudra faire avec. Encore que, Bollaert représente un bon souvenir : c’est là que les Rouge et Bleu ont été sacrés champions de France, le 13 mai dernier, lors d’un match dont le report avait, on s’en souvient, fait couler beaucoup d’encre... S’il bénéficie d’un groupe au grand complet, le technicien asturien de 56 ans devra aussi composer avec les états de forme disparates de ses joueurs, la plupart d’entre eux ayant disputé la Coupe du monde 2026 en Amérique. On l’a vu à Salzbourg, le PSG n’est pas prêt, c’est clair. Mais le club de la capitale a encore fait la démonstration de sa faim de titres, culture de la gagne érigée en seconde nature pour Marquinhos et consorts. Lequel «Marqui» a déjà remporté… 40 trophées.
«On veut tout rafler», martèle Matveï Safonov. «L’objectif, c’est de tout gagner cette saison», lance quant à lui Désiré Doué, ne cachant pas qu’il rêve de soulever une troisième Ligue des champions. «On en a gagné deux, ça veut dire qu’on peut en gagner une troisième», glisse pour sa part Luis Enrique.
Tout le monde a envie d’écrire l’histoire du club.
Dino Toppmöller
Ce dimanche, il n’est toutefois pas question de C1. Juste d’un Trophée des champions. Mais cela devrait suffire pour voir des Parisiens motivés et désireux de l’emporter. L’appétit vient en gagnant. Et ils n’en manquent pas. Pour les Sang et Or, deuxièmes de Ligue 1 la saison passée et lauréats de la Coupe de France, l’ambition est différente : «Tout le monde a envie d’écrire l’histoire du club», martèle le successeur de Pierre Sage sur le banc nordiste, Dino Toppmöler. «Il faudra montrer qu’on a peur de personne», ajoute le technicien allemand. L’une des nouvelles têtes lensoises, pas la seule. En effet, plusieurs cadres sont partis (Said, Thomasson, Sangaré…) et plusieurs recrues sont déjà arrivées en Artois (Cuisance, Titraoui, Ivanovic…). À voir si la mayonnaise prendra. Il vaudrait mieux qu’elle prenne vite, avec la Ligue des champions qui débutera dès la mi-septembre. Pas le temps d’attendre.
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En attendant, les Sang et or «new look» voudront «jouer ce match à fond» face à «la meilleure équipe d’Europe», comme l’a indiqué le nouveau capitaine lensois, Florian Thauvin. Quoique, c’est Florian Sotoca qui assumera ce rôle… quand il jouera. Et on ne prend pas de risque en disant que «Flotov» sera plus régulièrement aligné que lui… «Je suis fier et honoré d’être le garant de cette équipe», souffle-t-il, lui qui prend la suite d’Adrien Thomasson. «Je n’ai pas attendu d’avoir le brassard pour tenter de tirer cette équipe vers le haut et d’être un exemple», ajoute-t-il. Entre les nouveaux et les blessés, le Racing aura bien besoin d’un Thauvin exemplaire face à Paris.
