Nouvelle détentrice du maillot jaune, la Polonaise va batailler ce week-end avec Demi Vollering et Marlen Reusser pour la victoire finale.

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Kasia Niewiadoma, qui a endossé le maillot jaune vendredi au sommet du Mont Ventoux, s'attend à «une énorme bagarre» dans les deux dernières étapes, «comparable» à celle de 2024 quand elle avait remporté le Tour de France pour quatre secondes seulement devant Demi Vollering.

«Je m'attends à coup sûr à une énorme bagarre pour absolument tout : les secondes de bonifications, les victoires d'étape, tout... Parce que les écarts sont vraiment minimes», a expliqué la Polonaise.

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Au classement général provisoire, la Polonaise compte désormais 15 secondes d'avance sur la Néerlandaise Vollering, tandis que la Suissesse Marlen Reusser qui a perdu le maillot jaune vendredi concède 39 secondes. Il reste deux étapes qui donneront droit à l'arrivée à 10, 6 et 4 secondes aux trois premières sur la ligne tandis qu'il n'y a plus de sprint «bonus» offrant des bonifications en cours d'étapes.

«Vu ce qui nous attend, je suis super heureuse d'être au sein d'une équipe aussi forte. On a (l'Allemande) Antonia (Niedermaier) qui montre à quel point elle est fantastique, incroyable et talentueuse. Je me sens vraiment en confiance de l'avoir à mes côtés», a dit Niewiadoma à propos de la coureuse actuellement 5e.

Revenant sur son triomphe au sommet du Ventoux, la leader de la formation Canyon//SRAM a dit s'être sentie «très puissante». «J'ai attaqué à dix kilomètres (9,6 km, ndlr) de la ligne là où je me sentais bien. Ces portions raides me convenaient vraiment bien. Je me sentais puissante, je voulais appuyer fort sur les pédales et je sentais qu'il pouvait y avoir de la rivalité entre Demi et Marlen», a-t-elle décrit.

«Heureuse et détendue» en altitude

«Dans les six derniers kilomètres, sur la partie en plateau, il fallait emmener plus de braquet. J'ai senti qu'il fallait que je me donne un peu plus à fond et que je maintienne l'allure». «Et au niveau du rythme, je savais aussi que plus on met de vitesse dans les virages, plus on en ressort fort. J'ai donc juste essayé de garder de l'élan en sortie de courbes», a poursuivi la grimpeuse de 31 ans.

La nouvelle maillot jaune explique en outre s'être sentie «libre» sur les pentes du Géant de Provence. «Déjà lors des reconnaissances, j'ai senti que cette ascension serait particulière pour moi. Ça ne s'explique pas. J'avais juste envie de revenir ici et de retrouver ce sentiment: être simplement heureuse sur le vélo, être détendue», a-t-elle conclu à la veille des deux dernières étapes.

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Samedi, la plus longue étape de cette 5e édition empruntera la Route Napoléon entre Sisteron et Nice et est dessinée a priori pour les sprinteuses, à la veille de la dernière journée, un épilogue court (99 km) mais en feu d'artifice avec l'ascension du Col d'Eze (7,7 km à 5,9%) à quatre reprises.