La Grande-Bretagne pour débuter, les Pyrénées et Montmartre pour terminer : la 114e Grande Boucle promet du grand spectacle.
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Un triptyque épique en Grande-Bretagne
Édimbourg s’inscrira comme le 27e Grand départ de l’étranger (le troisième de Grande-Bretagne après Londres 2007 et le Yorkshire en 2014). Et le point de départ le plus septentrional d’une longue histoire. Avec pour la première fois sur la carte l’Écosse et le Pays de Galles. «Toujours pour aller chercher partout de nouveaux fans du Tour de France», souligne Christian Prudhomme. La 1ere étape Edimbourg-Carlisle devrait sourire aux sprinters. La 2e, vallonnée, partira de « Keswick, une petite bourgade du nord-ouest de l’Angleterre de 5 000 habitants, point de départ de toutes les randonnées du Parc national de Lake District, le plus grand parc national anglais et qui est lui aussi patrimoine mondial de l’Unesco, avec des lieux absolument merveilleux qui ont servi d’ailleurs au tournage de Star Wars (Le réveil de la force). Et arrivera à Liverpool, où les Beatles ne sont pas au courant, mais leurs statues porteront quatre écharpes aux couleurs des maillots du Tour. Et la 3e étape, c’est Liège-Bastogne-Liège en pays minier, au Pays de Galles, avec 3000 m de dénivelé positif pour arriver à Cardiff », détaille Christian Prudhomme.
Le retour de la Normandie
La fête (à Caen, Bayeux et Vire) avait, en 2025, été totale. Conquis, le Tour avait promis de revenir. Cherbourg (4e étape) et Pontorson (5e étape vers Plumelec) sont au programme : « On est sur le chemin inverse de Guillaume le Conquérant, dont on va fêter le millénaire. Il a fait Normandie-Royaume-Uni. On va faire le contraire », glisse Christian Prudhomme.
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Angers pour un anniversaire
Angers retrouvera la carte du Tour pour la première fois depuis 2016, en conclusion de la 6e étape partie de Vannes. L’occasion de fêter un anniversaire. En 1967, le Tour lançait le premier prologue de l’histoire à Angers. Un chrono remporté par l’Espagnol José María Errandonea, devant le grand favori Raymond Poulidor (à 6 sec) et le Néerlandais Jan Janssen (à 10 sec).
Les contre-la-montre individuels en version XXL
38 km (Blois-Chambord ; 7e étape), 33 km (Toulouse-Toulouse ; 16e étape). 71 km de contre-la-montre individuel au total, il faut remonter à 2012 pour en trouver davantage. Le premier « le chrono des châteaux » sera complètement plat. Ensuite, Toulouse accueillera pour la première fois un chrono. Un aller-retour sur la Garonne, plat. À l’exception de la côte de Pech-David (800m à 12%, avec 20% au pied) découverte en 2025 et qui avait assuré le spectacle.
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Les Alpes, un concentré de difficultés et un clin d’œil
10 des 28 cols au programme se dresseront dans les Alpes. Le Tour s’applique toujours à accompagner les grandes organisations sportives en France (coupe du monde de rugby 2023, JO de Paris 2024…). En 2027, la Grande Boucle fera étape à Sallanches (arrivée de la 10e étape), avec deux passages dans la redoutée côte de Domancy qui avait accompagné le sacre mondial de Bernard Hinault en 1980 et sera le théâtre de la course en ligne des championnats du monde 2027 (5700 m de dénivelé positif). Sans oublier les épreuves sur piste de ces Mondiaux avec le départ de la 21e et dernière étape de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Six étapes de montagne
Deux étapes de montagne dans les Alpes, deux dans les Pyrénées, une dans le Jura et, « ce qui n’était pas imaginable, une dans les Cévennes (Montpellier-Mende ; 14e étape), avec 4300 m de dénivelé, des pentes très raides, dans un décor de western », plante le directeur du Tour.
Le Tourmalet pour l’étape reine et des merveilles dans les Pyrénées
La 18e étape qui ira de Pau à Saint-Lary Soulan (plus de 5000 m de dénivelé) escaladera le Soulor, le Tourmalet (dont la légende s’affiche en majesté sur un mur entier au café Sola de La Haye aux Pays-Bas), la Hourquette d’Ancinan, avant le col du Portet (toit du Tour, 2215 m). Le lendemain, entre Hasparren-Laruns (160 km), se succéderont les côtes basques de Burdincurutcheta et Bagargui qui retrouvent le Tour, quasiment sur le parcours de l’étape Bayonne-Pau 1987 («On a coupé ce qui est plat», s’amuse Christian Prudhomme).
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Montmartre, solide au poste
Contrairement à certaines rumeurs, il n’y a pas de changement par rapport à l’an passé (3e passage dans la côte de la Butte à 15 km de l’arrivée sur les Champs-Élysées). Wout Van Aert et Mathieu Van der Poel ont été les lauréats d’une dernière étape ayant, en 2025 et 2026, suscité un fol engouement populaire. Christian Prudhomme confie : «Je ne peux que dire deux fois merci. Merci aux Jeux olympiques sans lesquels on ne l’aurait jamais fait et merci au Préfet de police, celui qui a permis qu’on passe par Montmartre et celui qui nous autorise à y rester ». Un directeur du Tour qui espère que cette fois les temps ne seront pas gelés : « Il peut toujours pleuvoir au dernier moment, y avoir un truc spécifique. Mais évidemment qu’on n’a pas envie de faire 20 étapes plus un Grand Prix…»
Un engouement qui ne se dément pas
«On tourne toujours à 300 candidatures, 250 françaises et 50 étrangères. La différence par rapport aux années passées, c’est ce qu’on connaît tous les six ou exceptionnellement tous les sept ans, des choses qui étaient imaginées avant les municipales de 2026 et qui ont changé. On a dû ajuster, s’adapter et parfois aussi attendre que les gens soient en place», explique Christian Prudhomme, le directeur du Tour.
La philosophie «épaule contre épaule»
«L’idée, c’est de faire en sorte que pendant quasiment 10 jours, il y ait une classique par jour, avec les favoris du classement général, épaule contre épaule et en même temps les puncheurs. Avec l’utilisation de rampes, de tout ce qui peut être raide. Des cols à 2 000 m, on en trouve que dans les Alpes et les Pyrénées, mais des rampes courtes, raides, voire très raides, il y en a à peu près partout», sourit Christian Prudhomme.
