Kimi Antonelli (Mercedes), sacré champion du monde de Formule 1 à seulement 20 ans dimanche à Mexico, s’est nourri des critiques reçues l’an dernier pour grandir cette saison.
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Réalisez-vous ce que vous venez d'accomplir ?
Kimi Antonelli: «J'ai encore du mal à réaliser et à comprendre ce qu'il vient de se passer. Je rêvais d'accomplir cela depuis que je suis tout petit et j'ai tellement travaillé depuis mon enfance que c'est un moment vraiment particulier. Pouvoir partager cela avec ma famille, mon équipe, une partie de mes amis, c'est incroyable, je me souviendrai toute ma vie de ce moment. Je suis super content et tellement reconnaissant pour l'opportunité d'avoir pu réaliser cela grâce à tout ce soutien que j'ai eu depuis que j'ai rejoint cette équipe (Mercedes).»
Qu'avez-vous ressenti quand vous avez passé la ligne d'arrivée ?
«J'ai dû perdre deux secondes dans le tour précédent car j'étais déjà en train de pleurer. Je ne voyais pas très clair. Je pouvais deviner deux Ferrari au milieu de mes larmes. C'était vraiment un moment spécial. Beaucoup de souvenirs ont traversé mon esprit à ce moment-là, sur mon parcours depuis le karting jusqu'à la F1. Ce dernier tour était vraiment un moment particulier et quand j'ai franchi la ligne, j'ai laissé toutes mes larmes et mes émotions sortir car je venais de réaliser l'un de mes plus grands rêves.»
Le podium dans le Foro Sol était vraiment particulier. Cela fait quoi d'être entouré de Max Verstappen et Lewis Hamilton pour fêter votre titre ?
«C'est vraiment incroyable. C'était déjà arrivé au Canada cette saison mais là c'est vraiment particulier. J'encadrerai la photo de ce podium pour la mettre chez moi car c'est vraiment un moment spécial. Voir autant de respect de la part de deux incroyables pilotes qui ont écrit l'histoire de la F1 c'est vraiment beau. C'est un moment dont je me souviendrai toujours.»
Pouvez-vous nous donner les moments les plus marquants de votre saison ?
«C'est difficile de choisir. Je pense que la chose la plus marquante a été la régularité tout au long de la saison car même quand c'était difficile, on a toujours réussi à obtenir de bons résultats. La clé c'était ça, être toujours présent. Aborder les week-ends avec la même passion et le même amour pour ce sport, prendre du plaisir, essayer de profiter de chaque instant, c'était très important. Je ne dois pas oublier que j'ai beaucoup de chance d'avoir fait de ma passion mon métier.»
Vous avez décroché neuf victoires cette année, quelle est la plus belle ?
«C'est difficile à dire... Je pense que la plus belle est à venir. Si je devais en choisir, ça serait celle à domicile à Monza, c'était vraiment très spécial pour moi. Après, la première, en Chine, c'est toujours mémorable. Je pense qu'elles sont toutes particulières. Celle à Spa était aussi très marquante car l'an dernier j'avais connu le moment le plus dur de ma carrière à Spa alors revenir là-bas et gagner, c'était fort.»
À quel point les critiques reçues l'an dernier vous ont-elles motivé pour cette année ?
«C'était toujours plaisant de faire taire les critiques et je pense que cela apporte un surplus de motivation que certains aient dit que je n'avais pas le niveau pour la F1. Cela a pu sembler vrai parfois l'an dernier. Mais traverser ces moments difficiles, avec beaucoup de pression, cela m'a aidé cette année à bien gérer certaines situations et cela m'a fait mûrir en tant que pilote et en tant que personne. J'aurais parfois pu faire mieux les choses cette saison, beaucoup mieux. C'est juste un processus d'apprentissage permanent. Avoir pu piloter directement chez Mercedes, me retrouver dans la lumière, ça m'a permis de progresser plus et plus vite que si j'avais commencé dans une plus petite équipe.»
Allez-vous arborer le numéro 1 sur votre voiture l'an prochain ?
«Je pense que je vais garder le 12 car c'est un numéro vraiment spécial pour moi et c'est aussi une façon pour moi de garder les pieds sur terre, de rester humble. Et pour être honnête, je suis très superstitieux et le numéro 1 ne m'a jamais trop réussi. Quand je l'avais, cela se passait très mal pour moi, donc c'est un raison de plus pour garder le numéro 12 !»