Depuis le sacre d’Andy Roddick à l’US Open 2003, plus aucun Américain n’a remporté un Grand Chelem. Malgré une génération toujours plus dense, le tennis masculin américain attend toujours son nouveau roi.

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Il y a quelque chose d’étrange dans le tennis américain. Si le pays n’est pas en manque de joueurs, loin de là, il en reste cruellement désertifié de vainqueurs. Taylor Fritz, Frances Tiafoe, Ben Shelton, Tommy Paul, Brandon Nakahima… Depuis plusieurs années, les drapeaux américains réapparaissent dans les derniers tours des grands tournois. L’été 2026 l’a encore confirmé, avant que Shelton ne porte jusqu’en finale de l’US Open l’espoir d’une nation qui attend depuis vingt-trois ans. Mais au moment de toucher le prestigieux trophée d’un Grand Chelem, quelque chose se dérobe.

Une génération abondante, mais toujours pas de patron

Andy Roddick reste le dernier. Sacré à New York en 2003, il avait alors seulement 21 ans. Depuis, 90 tournois du Grand Chelem se sont succédé sans voir un Américain triompher. Même lorsque l’occasion se présente, la dernière marche demeure hors de portée. Taylor Fritz en finale de l’US Open 2024, Ben Shelton deux ans plus tard : deux rendez-vous historiques… deux défaites. Et le constat est d’autant plus troublant…