Le tennisman espagnol s’était montré sec envers un ramasseur de balle mercredi, en huitièmes de finale du Masters 1000 de Shanghai.

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L'Espagnol Rafael Jodar, critiqué pour avoir rudoyé un ramasseur de balles au Masters 1000 de Shanghai, a admis vendredi avoir fait une «erreur» en se comportant de la sorte. «Je ne suis pas parfait», a souligné le Madrilène de 20 ans, qui avait sèchement intimé mercredi à un ramasseur de balle de lui donner sa «putain de serviette», lors de sa victoire en huitièmes de finale contre le Néerlandais Botic van de Zandschulp (41e).

Averti par l'arbitre de chaise pour «conduite antisportive», Jodar a assuré vendredi, après sa victoire en quarts contre le Norvégien Casper Ruud (24e), avoir «repensé» à l'incident du match précédent. «J'étais frustré envers moi-même et je n'ai pas réussi à contrôler mes émotions à ce moment du match», a-t-il avancé. Mais «je n'aurais pas dû faire ça au ramasseur de balles. C'était une erreur», a regretté le 13e joueur au classement ATP, assurant vouloir présenter ses excuses à l'intéressé.

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«De la même manière que j'apprends encore comment frapper un coup droit, un revers ou un service, j'apprends aussi la façon de me comporter sur le court. Et il y a encore beaucoup de choses» à apprendre, a concédé l'Espagnol à la veille de sa demi-finale contre le Russe Daniil Medvedev (6e).

Jodar a reçu le soutien du président de la Fédération espagnole de tennis Miguel Diaz, qui a jugé «remarquable» que le joueur reconnaisse ses torts. Jodar «est une personne formidable, je le connais depuis qu'il est tout petit», a insisté le responsable dans un message publié sur le réseau social X (ex-Twitter).

Déjà fautif à Roland-Garros

Auteur d'une première saison exceptionnelle sur le circuit ATP - il est en course pour une qualification au Masters alors qu'il était encore classé 168e mondial en début d'année - Jodar avait déjà été impliqué dans un incident comparable pendant Roland-Garros.

Une vidéo virale montrant une ramasseuse de balles perdre l'équilibre au moment où le Madrilène sortait du court avait déclenché un flot de critiques, les images donnant l'impression que Jodar l'avait poussée - sans qu'il soit cependant possible de l'affirmer avec certitude. «Je ne l'ai pas poussée. Je ne l'ai pas touchée. Je ne pourrais jamais faire cela», avait soutenu Jodar à l'époque, assurant que la ramasseuse de balles marchait à reculons et avait trébuché sur une bâche de fond de court en essayant de libérer à la hâte le passage vers les vestiaires que l'Espagnol s'apprêtait à emprunter.