DÉCRYPTAGE - Le Real de Mbappé n’a fait qu’une seule bouchée du Racing Santander (0-3), ce dimanche, mettant fin à l’invincibilité à domicile du promu. Découvrez ce qui a retenu l’attention du Figaro.

Passer la publicité Passer la publicité

TOPS

Appelez-le Diamandé…

Vinicius a vraiment de quoi se faire du souci… Et si la nouvelle sensation madrilène, c’était lui ? À chacune de ses apparitions, Yan Diomandé semble grignoter un peu plus de terrain dans l’esprit de «Mou» . Et ce dimanche, l’international ivoirien n’a pas fait les choses à moitié. Installé sur l’aile gauche, le numéro 25 madrilène a fait vivre un véritable calvaire à ses adversaires. En face ? Des défenseurs de Santander qui semblaient avoir prolongé leur après-midi sur la Playa del Sardinero, la célèbre plage de la ville. Un peu de soleil, beaucoup de courants d’air et Diomandé pour leur rappeler qu’il y avait tout de même un match à jouer. Le cauchemar des Racinguistas.

À lire aussi Liga : aucunement affaibli par la polémique en Chine, Mbappé porte le Real Madrid à Santander

Et comme si cela ne suffisait pas, l’Ivoirien s’est offert un petit bijou. Une demi-volée parfaitement exécutée aux abords de la surface pour tromper Agirrezabala et offrir trois longueurs d’avance au Real Madrid. Rien que ça. Au retour des vestiaires, alors que les jeux étaient déjà faits, Diomandé n’a pas rangé ses crampons. Toujours aussi remuant, toujours aussi gourmand, quitte à manquer parfois de précision dans le dernier geste. Qu’importe. Élu homme du match, il a surtout envoyé un sacré message au vestiaire madrilène.

Passer la publicité

Mbappé, seul contre le boulevard des problèmes

Les semaines doivent être bien longues quand on s’appelle Kylian Mbappé. Lundi soir, le Français voyait le Ballon d’Or lui échapper pour seulement 28 petits points, au profit d’Harry Kane. Quelques heures plus tard, le voilà au cœur d’une polémique en Chine après ses propos sur Mao Zedong. Bref, une semaine dont il se serait probablement bien passé. Heureusement pour lui, il existe encore un endroit où tout semble lui réussir : un terrain de football.

Car quand le bruit devient assourdissant en dehors des pelouses, Mbappé a cette très fâcheuse habitude de faire taire tout le monde avec ses pieds. Et ce dimanche, il n’a pas dérogé à la règle. Dix petites minutes. C’est tout ce qu’il lui aura fallu pour provoquer un penalty sur une accélération dont lui seul semble avoir le secret, avant de le transformer avec un sang-froid dont il possède, là aussi, la recette. Un petit sourire à la caméra, quelques embrassades et le voilà reparti. Comme si de rien n’était. Royal.

Boss Jude

Mais combien étaient-ils à s’appeler Jude Bellingham sur la pelouse d’El Sardinero ? Un ? Deux ? Onze ? À droite, à gauche, à la récupération, dans la surface adverse… À force de le voir partout, on aurait presque fini par croire que le Real Madrid avait aligné plusieurs exemplaires de son numéro 5. Et pourtant, non. L’Anglais était bien seul. Enfin, sur le papier. Car pendant que certains cherchaient encore leur place sur le terrain, lui semblait avoir décidé de toutes les occuper. Un ballon à récupérer ? Bellingham. Une attaque à lancer ? Encore Bellingham. Un effort défensif ? Toujours le même. À croire que l’international anglais avait oublié ce que signifiait le mot «fatigue».

À lire aussi Real Madrid : Mbappé et Bellingham, une entente prometteuse sous les ordres de Mourinho

Et son plus beau numéro, il l’a réservé à la défense de Santander. Parfaitement servi dans la profondeur par Arda Güler, l’Anglais a tranquillement éliminé le portier des locaux Agirrezabala avant de pousser le ballon dans le but vide. Simple, propre, efficace. Bellingham.

FLOPS

Bernardo Silva à contretemps

Exigence oblige, il fallait bien trouver quelque chose à redire dans cette démonstration madrilène. Et ce dimanche, Bernardo Silva n’était pas vraiment à la fête. Lui qui nous a habitués à faire danser le ballon avec une facilité déconcertante a cette fois multiplié les approximations. À l’image de cette perte de balle en première période qui a permis à Iker Luque de se montrer dangereux, obligeant Courtois à intervenir. Heureusement pour le Portugais, son gardien veillait au grain.

Passer la publicité

Rien de dramatique, certes. Mais dans un vestiaire où les talents se bousculent et où les places de titulaires valent presque de l’or, mieux vaut ne pas trop se reposer sur ses acquis. Car à Madrid, la concurrence ne fait jamais de pause. Et le Special One n’est pas du genre à distribuer les cadeaux.

Santander, invincibles jusqu’à l’arrivée de Madrid

Le stade d’El Sardinero devait être un piège. Il s’est finalement transformé en promenade de santé pour les Madrilènes. Trois victoires, deux matchs nuls et aucune défaite à domicile depuis son retour en Liga. Le Racing Santander avait pourtant de quoi bomber le torse. Mais à vouloir défier un géant, encore faut-il avoir le cran pour lui résister. Et ce dimanche, les Racinguistas avaient visiblement oublié laisser le leur aux vestiaires.

Dix minutes pour concéder un penalty, vingt pour encaisser un deuxième but et un troisième avant même la pause. Froidement. Autant dire que l’invincibilité à domicile n’a pas fait long feu. Une défense aux abonnés absents, un milieu dépassé et une attaque incapable de faire trembler Courtois. Les locaux ont bien tenté de montrer les crocs au retour des vestiaires, sans jamais réellement inquiéter les hommes de Mourinho. Match à sens unique.