En première instance, le joueur qui avait assené un joueur plaquage à Mathias Dantin avait été condamné à 9 mois de prison avec sursis. En appel, sa peine a été alourdie, à 12 moins avec sursis.
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La cour d’appel de Pau a condamné, le 10 septembre 2026, à 12 mois de prison avec sursis l’auteur d’un plaquage dangereux qui avait rendu tétraplégique Mathias Dantin, alors âgé de 17 ans, rapportent nos confrères de France 3 Occitanie . La peine est supérieure à celle prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Tarbes, qui avait condamné le joueur à neuf mois de prison avec sursis en février 2025.
Les faits s’étaient déroulés le 14 décembre 2022, lors d’un match UNSS (sport scolaire) de rugby à 7 entre deux lycées des Hautes-Pyrénées organisé. En fin de rencontre, Mathias Dantin avait été victime d’un violent «plaquage cathédrale» (le porteur du ballon est soulevé du sol avant de le faire retomber tête la première) et avait été touché aux cervicales. Il ne s’était pas relevé. Diagnostiqué «tétraplégique incomplet», il vit depuis en fauteuil roulant automatisé et conserve une mobilité très limitée de ses bras.
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Combat sur le terrain civil afin d’obtenir l’indemnisation du préjudice
En première instance, le tribunal de Tarbes avait reconnu, en février 2025, des «violences ayant entraîné une infirmité permanente», malgré les dénégations du prévenu, qui avait toujours contesté avoir voulu blesser son adversaire. Son avocat avait, à l’époque, évoqué un «geste maladroit et dramatique». En appel, l’avocat de Mathias Dantin, Me Léo Ciochetti, a qualifié, auprès de France 3, la nouvelle décision de «symbolique», soulignant qu’elle «ne change rien à la vie de Mathias». Il a également rappelé que la condamnation pour violences volontaires demeurait, selon lui, inédite dans le milieu du rugby.
Le volet pénal étant désormais tranché, la famille de Mathias Dantin poursuit son combat sur le terrain civil afin d’obtenir l’indemnisation du préjudice subi. Les séquelles de l’accident nécessitent une assistance permanente et ont profondément bouleversé la vie familiale, les parents de Mathias ayant cessé de travailler pour se consacrer à leur fils. Une bataille entre assureurs est toujours en cours et la famille réclame plusieurs millions d’euros d’indemnités. Aucune date de procès civil n’a encore été fixée.
