Avant le choc de samedi, le Néo-Zélandais Steve Hansen, double champion du monde en 2011 et 2015, appelle ses compatriotes à ne pas s’attarder sur la communication du sélectionneur sud-africain Rassie Erasmus, appelé «le maître du sabotage».
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La pression monde avant le choc de samedi. L’ancien sélectionneur des All Blacks, Steve Hansen, a conseillé à son compatriote Dave Rennie de ne pas trop prêter attention aux déclarations de Rassie Erasmus avant le premier test entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande, samedi à Johannesburg à l’occasion de la prestigieuse tournée appelée «Rugby’s Greatest Rivalry Tour», la plus grande rivalité du rugby. Selon le technicien champion du monde en 2011 comme adjoint puis comme entraîneur principal en 2015, le sélectionneur des Springboks est un «maître du sabotage», capable d’annoncer une stratégie pour finalement en appliquer une autre.
«Je n’écouterais pas trop ce que dit Rassie. Il vous envoie dans une direction avant de partir dans l’autre», a déclaré Hansen sur la chaîne Youtube DSPN Rugby. Il s’attend néanmoins à un affrontement très physique et à un recours important au jeu au pied de la part des doubles champions du monde, tout en estimant qu’Erasmus ajoute «quelques petits détails» destinés à déstabiliser l’adversaire.
Nos deux derniers matches contre la Nouvelle-Zélande (en 2025), allez les regarder : étaient-ils lents ?
Rassie Erasmus
Pour Hansen, cette communication fait partie intégrante de la méthode du technicien sud-africain. «Rassie fait ça pour tous les supporters. Nous tombons tous dans le panneau», a-t-il lancé, invitant Rennie à se concentrer avant tout sur le jeu qu’il souhaite voir pratiquer par les All Blacks plutôt que sur les messages distillés par son homologue, expert en matière d’intox et de surprises tactiques.
Les reproches récentes adressées à Rassie Erasmus concernent la gestion du rythme des matches par les Springboks. Le staff néo-zélandais (Dave Rennie puis son adjoint Tana Umaga), déplore que les équipes sud-africaines cherchent parfois à casser le tempo : joueurs qui restent au sol, longs temps pris avant les mêlées et les touches, regroupements de joueurs avant les annonces en touche, voire des pauses sans raison durant le match. «Nos deux derniers matches contre la Nouvelle-Zélande (en 2025), allez les regarder : étaient-ils lents ?», s’est récemment défendu Erasmus.
