Le club parisien, qui évolue en Top 14, a été victime d’une extorsion des données d’identité de ses joueurs. Les pirates spécialisés dans l’extorsion exigent une rançon pour ne pas les publier sur le web.
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Le compte à rebours a été lancé le 5 août. Sur sa page, le groupe de ransomware Qilin laisse dix jours au Stade Français Paris pour lui verser une rançon sous peine de publier ces données volées sur le web. Pour rendre crédible la menace, les cybercriminels ont déjà publié, comme preuve de leur méfait, 18 photographies affichant des passeports et cartes d’identité appartenant à des joueurs, a révélé le site spécialisé cyberattaque.org.
La présence de ces pièces indique qu’au moins une partie des données internes du club parisien, demi-finaliste du Top 14 en juin dernier, a effectivement été hackée. Sans savoir dans quelle mesure. Est-ce seulement les documents officiels d’identité des joueurs ? Leurs données médicales, la billetterie, les partenaires commerciaux, les relevés bancaires… sont-ils également concernés ?
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Le chantage est en cours avec une deadline fixée au 15 août
Le volume total des fichiers piratés par le ‘’rançongiciel’’ Qilin n’est pas précisé sur le site de ces cybercriminels spécialisés dans l’extorsion. Mais la méthode est éprouvée. Se procurer des données sensibles puis menacer de les publier – les numéros des documents d’identité peuvent servir pour fabriquer des faux ou être utilisés pour des escroqueries de type phishing – si une rançon n’est pas versée.
La présence du compte à rebours sur le site indique en tout cas que le chantage est en cours avec une deadline fixée au 15 août. Contactés par Le Figaro, les dirigeants du club 14 fois champion de France ne souhaitent pas s’exprimer pour le moment sur cette délicate affaire.