Le duo sacré aux Jeux olympiques de Milan-Cortina en début d’année retrouve la glace vendredi à Angers.
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Après leur merveilleuse saison couronnée par le titre suprême aux JO de Milan, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron retrouvent la glace vendredi au Grand Prix de France d'Angers, où ils présentent leurs nouveaux programmes, inspirés par Rosalia et Max Richter.
Il y a sept mois, le binôme français avait quitté l'Italie avec l'or olympique, avant de parachever leur saison avec le titre mondial fin mars à Prague. Ils avaient réalisé cet exploit portés par le tube iconique des années 90 «Vogue» de Madonna et la bande originale poétique du film «The Whale».
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Après quelques semaines de réflexion, les deux patineurs ont décidé de poursuivre l'aventure jusqu'aux JO 2030 en France, poussés par la curiosité d'explorer toutes les possibilités techniques et artistiques de leur association. La première saison de l'olympiade démarre donc vendredi à Angers, première étape du prestigieux circuit des Grands Prix, avec une nouvelle bande-son et de nouvelles émotions à partager.
Rosalia aux accents flamenco
Pour leur danse rythmique, Cizeron et Fournier Beaudry ont revisité le thème imposé de la valse avec la musique de Rosalia, la superstar pop au style hétéroclite.
«On a décidé de faire une valse espagnole, un flamenco sur Rosalia. On aimait bien le côté à la fois moderne tout en gardant l'authenticité», explique Laurence Fournier Beaudry. «On écoutait beaucoup Rosalia l'année passée comme musique d'échauffement. On en avait parlé pour probablement faire un numéro de gala là-dessus, donc quand ça s'est présenté, c'était vraiment une de nos options numéro 1.»
Pour perfectionner le style expressif demandé par le flamenco, les deux patineurs ont collaboré avec la Québecoise Myriam Allard, référence du genre. Avec le défi «d'incorporer les mouvements très arrêtés du flamenco et de lier cela avec ce qu'on est capables d'amener avec notre glisse et notre fluidité».
Un travail façon «puzzle», poursuit Cizeron, où il a fallu trouver «une cohésion entre la musicalité, le thème et les pas.» «Le focus était de faire quelque chose qui nous fait plaisir, qu'on va apprécier, qu'on va aimer faire, qui nous inspire, qui est fun, et ça, ça nous a semblé fun. Puis on aime bien se challenger aussi, sinon on s'ennuie», ajoute-t-il.
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Guérir le monde avec Max Richter
L'an dernier, le duo avait hypnotisé public et juges en les invitant dans sa bulle sur la danse libre. «La saison dernière, le libre était un peu une manière de guérir quelque chose en nous, et cette année, ça parle un petit peu plus de guérir le monde», raconte Laurence Fournier Beaudry.
«C'est un peu plus tourné vers des questions universelles et existentielles. Ça reste très personnel, mais j'ai l'impression que le programme est un peu le véhicule de beaucoup de questions que les humains se posent.» «C'est un peu la prise de conscience que l'être humain prend un peu tout pour acquis, mais que dans le fond, on va tous finir par mourir, donc il faut en profiter.»
Pour approfondir cela, ils ont choisi Max Richter, compositeur adoré du cinéma et très souvent entendu dans les patinoires. À tel point qu'ils ont hésité à se lancer. «Ça nous a fait douter un peu au début, mais c'est tellement beau qu'on s'est dit: +On s'en fout+!», sourit Cizeron.
Partis dans une direction très contemporaine avec des mouvements «moins polis», ils ont fait appel à la chorégraphe Eve-Marie Dalcourt, repérée sur Instagram, avec laquelle ils ont travaillé des positions «un peu plus étranges». «C'était super intéressant à explorer et à s'approprier parce que ce n'est pas quelque chose qu'on fait naturellement en patinage.» Entre les accents brûlants de Rosalia et les questions existentielles portées par Max Richter, les champions olympiques ouvrent à Angers leur nouveau chapitre.
