Le coach marseillais a fait le point à la veille de l’entrée en lice de l’OM en C3, sur le terrain de Besiktas, jeudi (21h).
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Du turnover à Besiktas jeudi (21h), lors de la première journée de Ligue Europa : «On a une réflexion avec le staff depuis un moment. Mais on parle beaucoup de groupe et de cohésion. Il y a des joueurs qui n’ont pas eu l’occasion de montrer leur qualité, des joueurs qui donnent le maximum à l’entraînement. Et il est temps pour certains de le montrer en match. Ça ne veut pas dire que ce sera 11 joueurs différents par rapport au match de Rennes (défaite 1-0 ). Mais il y aura certainement un mélange équilibré entre ceux qui ont débuté et ceux qui vont rentrer dans l’équipe demain (jeudi). C’est important de concerner le maximum de joueurs et de gérer les temps de jeu car il y a un autre match, et pas des moindres. C’est important pour les deux aspects.»
Le moral des troupes après trois défaites consécutives : «La première chose, c’est de continuer à travailler comme on le fait depuis le début de saison et garder le lien entre le staff et les joueurs, pas pour faire la méthode Coué mais pour montrer qu’au-delà du résultat, on a montré des choses intéressantes à certains moments, qui auraient mérité mieux sur certains matchs. C’est le charme du métier : trouver des solutions quand il y a des difficultés. Il faut rester concentré sur le travail et l’esprit qui règne dans cette équipe depuis le début de la saison.»
C’est peut-être le bon moment pour nous de montrer que le match à Rennes était plutôt un match d’espoir et qu’on peut se hisser au niveau des meilleures équipes de cette compétition.
Bruno Genesio
Besiktas : «On a très bien observé notre adversaire. Il y a beaucoup de très bons joueurs, c’est une équipe assez complète et qui est habituées aux joutes européennes, comme nous, et avec un public exceptionnel. C’est peut-être le bon moment pour nous de montrer que le match à Rennes était plutôt un match d’espoir et qu’on peut se hisser au niveau des meilleures équipes de cette compétition, car je pense que Besiktas en fait partie.»
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L’ambiance : «On fait ce métier pour vivre ce genre de moment. Je me souviens d’une ambiance incroyable, mes oreilles s’en sont rappelées pendant plusieurs jours… Mais dans un grand respect. On s’était qualifiés mais il y avait eu une standing ovation au moment de rentrer au vestiaire. Ce qui nous avait beaucoup surpris d’ailleurs… C’est l’une des plus belles ambiances que j’ai connues en Europe, ça doit nous galvaniser et nous donner envie de montrer qu’on est capables de se hisser au niveau des meilleures équipes.»
Un déficit en termes de physique à Rennes sur la durée de la rencontre : «Les chiffres le confirment, surtout face à Rennes, l’équipe qui court le plus et fait le plus d’efforts à haute intensité dans un match. Il y a plusieurs explications. On essaie d’amener cette équipe au mieux dans ce domaine, mais il faut aussi être bon tactiquement et techniquement. La méthode a peut-être changé par rapport à ces dernières années en termes de possession. Il y a un temps d’adaptation. Et il y a toute l’histoire de la fin de la saison dernière et du début de celle-ci, ce n’est pas anodin dans l’aspect mental.»
Pas de but marqué en deux matchs à l’extérieur en Ligue 1 : «Quand vous ne concrétisez pas vos temps forts, il y a des mauvais choix, de la maladresse, un peu de malchance… En tout cas, sur le contenu de la première heure à Rennes, il y a du progrès. Les joueurs se donnent à 100% par rapport aux possibilités qu’on a actuellement. Mais ça ne suffit pas, donc il faut aller chercher plus. C’est ce que l’on fait à l’entraînement avec un groupe qui répond présent. Mais il faudra encore un peu de temps pour voir une équipe plus compétitive dans ce domaine.»
Sa sortie après Rennes au sujet du fait que ce n’est pas à lui de donner les objectifs du club : «Je n’ai pas eu d’échanges avec le propriétaire (Frank McCourt), mais avec les gens avec qui je travaille au quotidien au club et avec qui ça se passe très bien, il y a une confiance mutuelle.»
Il faudra encore de la patience.
Bruno Genesio
Les ambitions de l’OM en Ligue Europa : «Je rappelle la situation du club dans ce début de saison. Le premier objectif était de se mettre en conformité avec les instances financières, ce qui a provoqué quelques départs et aucune recrue , c’est une première depuis 20 ans pour un club français engagé en Coupe d’Europe… À partir de là, il faut de la lucidité. Et peut-être que les objectifs du club sont de remettre, progressivement, le club sur le bon chemin, d’abord financièrement et ensuite le sportif, tout est lié. On est alignés là-dessus avec le président (Stéphane Richard) et Greg (Lorenzi, le directeur sportif) mais il faudra encore de la patience et les supporters en ont déjà montré, notamment à Rennes. En tant que coach, c’est le message que j’ai envie de transmettre à la communauté de Marseille : peut-être qu’il faudra quelque temps pour retrouver l’OM qu’on souhaite tous retrouver. (…) Je voudrais ajouter que je ne dis pas ça pour ouvrir un parapluie ou chercher des excuses. C’est juste une analyse lucide de la situation. J’assume mes responsabilités mais il est important de recontextualiser ce qui s’est passé depuis un moment à l’OM.»
Le pourcentage de chances de l’emporter ou d’être prêt : «Donner un pourcentage, c’est très difficile, c’est une très bonne équipe, de très bons joueurs, avec un très bon entraîneur et dans une ambiance qui sera extrêmement favorable à Besiktas. Le football est imprévisible. (…) On rentre dans une période lors de laquelle on a besoin d’un peu plus de sérénité, de stabilité et de construire des choses pas à pas, déjà pour redonner de la confiance aux supporters et retrouver un standing que l’OM doit avoir.»
C’est une compétition qui peut nous permettre de retrouver un peu de confiance dans un début de saison qui n’est pas en lien avec ce qu’on espérait.
Bruno Genesio
Un choix entre la Ligue 1 et la coupe d’Europe : «Non, on va jouer la Ligue Europa à fond. Et je l’ai toujours fait avec mes clubs engagés en coupe d’Europe. J’ai un groupe qui travaille bien, qui est concerné et a des qualités. Ce ne sera pas une équipe pour dire qu’on lâche le match en vue du Classique dimanche. On a envie de jouer cette compétition, une belle compétition, avec de très bonnes équipes. On fera tout pour sortir de la première phase. C’est une compétition qui peut nous permettre de retrouver un peu de confiance dans un début de saison qui n’est pas en lien avec ce qu’on espérait.»
Suivre l’exemple de l’OL, qui a fait un bon pacours en Ligue Europa la saison dernière malgré des difficultés financières : «Ce n’est pas tout à fait la même chose. Ils ont pu recruter… Mais on peut s’en inspirer car ils ont fait un très beau parcours alors que ce n’était pas prévisible au départ. On a un groupe de qualité, qui est capable de s’exprimer et de faire de bonnes choses en Ligue Europa. On a un calendrier homogène, pas simple. À nous d’aborder les matchs avec un maximum de motivation. Et c’est le cas. Il n’est pas question de galvauder cette compétition, déjà par respect pour ceux qui étaient là lors de la saison dernière. Et ce n’est pas la nature de notre métier, on rentre sur le terrain pour gagner. On peut s’inspirer de ce qu’a fait Lyon la saison dernière.»
Propos recueillis en conférence de presse
